Tandis que le nombre de médecins reste insuffisant en France, la population des pharmaciens rajeunit et permet encore un accès à des soins de proximité. Le panorama démographique annuel de l’Ordre national des pharmaciens révèle les dernières tendances.

« Au 1er janvier 2019, les tendances déjà observées ces dernières années, se confirment », révèle le panorama démographique annuel de l’Ordre national des pharmaciens. Ainsi, le maillage territorial permet un accès à des soins de proximité, le renouvellement de la profession est assuré et celle-ci est toujours particulièrement féminine.

Des pharmaciens plus jeunes

Depuis 10 ans, la profession de pharmacien reste attractive. Le nombre d’inscrits au tableau de l’Ordre en est la preuve puisqu’il ne cesse d’augmenter depuis 10 ans. Ainsi, 74 115 pharmaciens étaient inscrits en 2018, soit une hausse de 1,9% par rapport à 2008.

Et la population de ces professionnels de santé rajeunit. « Le nombre de nouveaux inscrits de moins de 30 ans augmente de 12% par rapport à 2017, notamment sous l’effet de ceux qui s’inscrivent directement (auprès de l’Ordre, ndlr) après leurs études (moins de 25 ans)», précise l’Ordre. Résultat, le nombre des moins de 35 ans représente désormais le quart de la population pharmacienne.

Un accès de proximité

Une bonne nouvelle pour maintenir un maillage territorial suffisant. Ce qui est largement le cas actuellement. Pour 100 000 habitants, on recense désormais en moyenne 32,4 officines et 7,3 laboratoires de biologie médicale. Et « l’accès aux produits de santé et aux examens se situe entre 15 minutes (pour une officine) et 30 minutes (pour un laboratoire de biologie médicale – LBM) sur la quasi-totalité du territoire », détaille l’Ordre.

Reste que le nombre d’inscriptions des titulaires d’officine diminue progressivement (-6,9%). Et qu’un attrait de plus en plus important se fait sentir pour les métiers hospitaliers (+34,5%) et industriels (+15,7%).

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