Il est de coutume de dire que la chaleur estivale favorise le rapprochement des corps alors que l’hiver refroidit les ardeurs. Ces croyances sont-elles fondées ? Notre libido diminue-t-elle en fonction de la courbe du mercure ? Tentons de répondre à ces questions.

La première explication quant à la baisse d’intérêt sexuel en période de froid tient en 3 lettres : TAS ou Trouble Affectif Saisonnier. Le blues hivernal n’est pas un mythe. Parmi les symptômes associés, le Royal College of Psychiatrists au Royaume Uni rapporte « une perte d’énergie, un manque d’initiative, une perte d’intérêt en général et une baisse de la libido ».

En fait, ce trouble est associé aux variations saisonnières de lumière. En hiver, nous vivons la plupart du temps à l’intérieur. Notre exposition à la lumière naturelle est donc limitée. « Cela perturbe le fonctionnement d’un neurotransmetteur du cerveau appelé sérotonine. Cette perturbation peut induire un état dépressif. » Et ce rapport entre manque de lumière et libido a déjà été étudié. Un récent travail mené à l’Université de Sienne en Italie a ainsi montré que les mois d’hiver, les hommes présentant une baisse de la libido, pouvaient retrouver leurs envies sexuelles grâce à des séances quotidiennes de luminothérapie.

Une période d’hibernation

N’oublions pas non plus que l’hiver ne participe pas vraiment à l’érotisation des corps. En effet, les personnes concernées par le TAS « dorment et mangent souvent plus », continue de Royal College of Psychiatrists. Les quelques kilos superflus pris au rythme des raclettes participent ainsi à ternir l’image que nous renvoie le miroir.

Sans oublier la routine des doudounes, gros pulls ou chaussettes gardées aux pieds au moment de se coucher. Avouons qu’il y a plus « caliente » comme ambiance.

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