Lymphome : un cancer mal connu

[14 septembre 2015 - 14h54]

Premier cancer chez les adolescents et les jeunes adultes, le lymphome affecte au total 200 000 Français.  Des traitements efficaces existent, mais le manque d’information perdure sur cette pathologie difficile à diagnostiquer. Ce mardi 15 septembre se tient donc la 9è Journée mondiale du lymphome. L’occasion d’échanger entre patients, proches et soignants dans 16 hôpitaux de France.

Le lymphome est caractérisé par une division anormale des cellules de défense du système immunitaire. Ce phénomène engendre la formation de tumeurs qui peuvent se développer dans tout l’organisme. Cinquième cancer en termes d’incidence, cette maladie touche 14 000 nouveaux patients chaque année en France. Pourtant, « cette pathologie est encore méconnue du grand public », relaie l’association France Lymphome Espoir, organisatrice de la Journée mondiale dédiée. Ainsi, 75% des patients diagnostiqués ignorent qu’il s’agit d’une forme de cancer.

Informez-vous ! Dans 16 CHU répartis dans 15 villes de France, des rencontres entre patients, proches et soignants sont prévues ce mardi 15 septembre. Trois thèmes ont été retenus : les nouveaux traitements (thérapies ciblées), les aspects socio-professionnels (difficultés financières, vie professionnelle) et le rôle des proches (vie de famille, systèmes de tutelle et curatelle).

Un diagnostic difficile. Ce cancer du système lymphatique se soigne bien. Mais « le diagnostic est complexe à poser car les symptômes sont communs à des maladies courantes ». Ainsi, un lymphome peut se traduire par un gonflement des ganglions, des symptômes grippaux, des démangeaisons ou encore une fatigue et des douleurs anormales. Aujourd’hui des marqueurs biologiques font l’objet de nombreuses recherches pour dépister précocement les deux formes de la maladie : les lymphomes hodgkiniens (15% des malades) et les lymphomes non-hodgkiniens (85%).

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