Le temps passe et la maladie d’Alzheimer se dévoile peu à peu. Dernière découverte en date, une nouvelle approche d’immunothérapie qui consiste à amplifier une population bien particulière de lymphocytes T. Ceux là même qui régulent les mécanismes immunitaires et neuroinflammatoires se développant au cours de la maladie.

Depuis quelques années, plusieurs travaux ont permis de mieux appréhender les mécanismes immunitaires et neuroinflammatoires associés à la maladie d’Alzheimer. Durant ces recherches, il a été montré qu’une population particulière de lymphocytes T, appelés T régulateurs (ou Treg), contrôlait la réponse immunitaire face au peptide amyloide beta qui s’accumule dans le cerveau des malades.

Des scientifiques de l’INSERM vont plus loin. Selon eux, un déficit en Treg accélère l’apparition des troubles cognitifs. A contrario, l’amplification prolongée de Treg à l’aide de faibles doses d’interleukine-2 (sorte de messager entre les cellules du système immunitaire) injectées par voie intra-péritonéale retarde la survenue des troubles de mémoire.

« Cette approche d’immunomodulation par injection déjà testée dans certains protocoles cliniques de greffe de moelle osseuse ou encore dans le diabète de type 1, apparaît donc maintenant comme une nouvelle piste thérapeutique dans la maladie d’Alzheimer », indique l’INSERM. Les chercheurs envisagent déjà un essai clinique pilote chez l’homme et réfléchissent à la possibilité de moduler plus spécifiquement certaines sous-populations de lymphocytes T pour affiner la réponse.

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