Maladie d’Alzheimer : tout savoir sur les protéines toxiques

16 novembre 2021

Les causes de la maladie d’Alzheimer restent encore mystérieuses. Rarement héréditaire, on sait néanmoins que ce sont les amas de certaines protéines qui sont à l’origine du déclenchement des symptômes. Voici ce que savent les médecins.

La maladie d’Alzheimer se manifeste par de multiples symptômes dont le plus médiatisé est la perte de mémoire. Mais d’autres signes se font jour parmi lesquels des troubles des fonctions exécutives, des troubles de l’orientation spatio-temporelle, des troubles du langage, de l’écriture, du mouvement, du comportement, l’humeur et du sommeil. Mais c’est plusieurs années avant leur apparition que commence la maladie.

Avant que les neurones aient atteint ce stade de dégénérescence, le cerveau subit « la progression concomitante de deux types de lésions », décrit l’Institut du Cerveau. « D’une part l’accumulation anormale à l’extérieur des cellules nerveuses d’une protéine appelée peptide ß-amyloïde conduisant à la formation de plaques amyloïdes et d’autre part l’accumulation anormale de la protéine tau dans les neurones ».

Les premières « se déposent entre les cellules nerveuses situées dans la substance grise du cortex cérébral, provoquant un dysfonctionnement des connexions entre les neurones », précise la Fondation recherche Alzheimer. Les secondes conduisent à « l’accumulation anormale de filaments à l’intérieur du neurone ce qui entraîne progressivement une désorganisation cellulaire puis, la mort neuronale ».

Mais quand et comment se mettent en place ces phénomènes ?

Une récente étude publiée dans la revue Science Advances a permis d’approfondir les connaissances concernant l’évolution de ces amas de protéines. Se basant pour la première fois sur des données humaines les chercheurs ont notamment travaillé sur 400 échantillons de cerveau prélevés après la mort de personnes atteintes d’Alzheimer et 100 PET-scan effectués sur des malades pour suivre l’agrégation de protéine tau. Le résultat montre qu’il faut cinq ans pour que leur nombre d’agrégats de protéines double. Ce qui signifie, selon les auteurs, que les neurones combattent les agrégats.

Cette découverte précise le mécanisme de l’apparition de la maladie et fournit ainsi l’espoir qu’un jour les scientifiques parviennent à retarder son apparition.

A noter : Aujourd’hui dans le monde, 40 millions de personnes sont touchées par la maladie. Ils sont plus de 900 000 personnes en France. Elle touche 1 personne sur 20 à partir de 65 ans et plus d’1 personne sur 4 après 85 ans.

  • Source : Fondation Recherche Alzheimer – Institut du cerveau - Science Advances

  • Ecrit par : Dominique Salomon - Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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