Antécédents familiaux et protéine C-Réactive ! Voici deux facteurs de risque que le Pr Roger Blumenthal (Johns Hopkins Medical Institutions, USA) veut voir ajouter à la liste des facteurs de risque cardio-vasculaires chez la femme ménopausée.

« Après la ménopause, l’existence d’un antécédent familial de maladie cardio-vasculaire multiplie par deux le risque d’affection cardio-vasculaire. », souligne-t-il. Quant au niveau de la protéine C-Réactive, « s’il est supérieur de 3 milligrammes par litre à la normale, il est également synonyme d’un doublement des risques ».

Une vision que ne partagent pas les cardiologues français. Et notamment le Secrétaire général de la Société française de Cardiologie, le Pr Jean-Yves Artigou. « Certes les antécédents familiaux sont un facteur de risque indiscutable chez la femme ménopausée » a-t-il expliqué à Destination Santé. « En revanche, ce n’est pas le cas de la protéine C-Réactive. Cette dernière est le témoin d’une inflammation. Elle est en évaluation et son implication dans le développement d’une maladie cardio-vasculaire reste encore à démontrer ».

Aujourd’hui en France, les facteurs de risque recherchés au cours d’une consultation médicale sont l’âge (plus de 65 ans), l’hypertension artérielle, l’excès de cholestérol, le diabète et le tabagisme. Et comme le rappelle le Pr Jean-Yves Artigou, « la ménopause constitue aussi un facteur de risque ».

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