D’après des médecins suédois, les enfants souffrant d’une maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique seraient particulièrement exposés à un risque d’affections psychiatriques : dépression, anxiété, troubles de l’alimentation, de la personnalité…

A l’Institut Karolinska de Stockholm (Suède), les Dr Agnieszka Butwicka et Jonas Ludvigsson ont suivi en moyenne pendant 9 ans, 6 400 enfants souffrant d’une maladie inflammatoire de l’intestin. Tous étaient nés entre 1973 et 2013.

Au final, 17% des participants ont fait l’objet d’un diagnostic psychiatrique, ce qui représente un risque 1,6 fois plus élevé que les jeunes du même âge, dans la population générale. Pour les auteurs, « cette étude observationnelle n’établit pas avec certitude, un lien de cause à effet. Cependant, les résultats indiquent que les maladies inflammatoires de l’intestin peuvent contribuer à la survenue de problèmes mentaux ».

Suivi psychologique

En conclusion, ils insistent sur l’importance de « proposer un soutien psychologique » à deux niveaux : pour les enfants qui deviennent malades, à un jeune âge – particulièrement avant 6 ans – bien sûr, mais aussi « à leurs parents ». D’après l’INSERM, ces affections inflammatoires de l’intestin seraient plus souvent diagnostiquées chez des sujets jeunes, de 20 à 30 ans. « Elles peuvent toutefois survenir à tout âge ». Et pour cause, 15% des cas concernent des enfants.

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