Selon un travail américain, les maladies parodontales chez les femmes exposeraient à un risque de cancer avant la ménopause. Ce lien serait le plus élevé avec les tumeurs affectant l’œsophage, mais aussi le poumon.

Les maladies parodontales et la ménopause seraient de puissants facteurs de risques de cancer. Ce constat ressort d’un travail mené par des scientifiques de l’Université du Texas et de Buffalo. Ces derniers se sont penchés sur les données de la Women’s Health Initiative, une cohorte de 65 869 femmes. Toutes devaient renseigner leur état de santé.

Les parodontites retentissent sur tout l’organisme

Après 8 ans de suivi, les auteurs ont enregistré 7 149 cas de cancer. Ils ont ainsi montré qu’une maladie parodontale augmentait de 14% le risque de survenue d’une tumeur. Elle multipliait même par trois le risque de cancer de l’œsophage, par rapport à des femmes indemnes d’affections parodontales. Les scientifiques ont par ailleurs indiqué que « les mécanismes à l’origine de ce lien restaient pour le moment obscurs ».

A noter : les maladies parodontales correspondent à des atteintes des tissus de soutien des dents : la gencive, le ligament et/ou l’os alvéolaire. Parmi elles, les gingivites ne touchant que la gencive sont le plus souvent bénignes. En les parodontites touchant le ligament et l’os s’avèrent bien plus graves. Elles peuvent provoquer la perte de la dent et retentir sur tout l’organisme. Les parodontites favorisent en effet les maladies cardiovasculaires, les polyarthrites rhumatoïdes, la dégradation d’un diabète de type de 2 et les cancers donc.

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