Bilharziose, onchocercose, filariose lymphatique… Ces maladies tropicales sévissent dans les régions les plus pauvres de la planète et sont en fait, délaissées. Une situation jugée inacceptable par un groupe international de chercheurs, qui appellent à la mise sur pied d’un « Fonds mondial de lutte contre les maladies tropicales négligées ». Ces dernières il est vrai, touchent un milliard de personnes dans le monde, particulièrement en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie.

Le groupe de chercheurs rassemble des « références », comme le Dr Lorenzo Savioli directeur du Département des Maladies tropicales Négligées de l’OMS, le Pr David Molyneux de la Liverpool School of Tropical Medicine de Grande-Bretagne et le Pr Tsutomu Takeuchi du Department of Tropical Medicine and Parasitology de Tokyo.

« Nous sommes capables aujourd’hui d’éliminer ou au moins de contrôler quelques-unes de ces maladies parmi les plus importantes, en optimisant les dons de médicaments » expliquent les chercheurs. Une optimisation qui devrait passer par la mise en œuvre d’un « fonds mondial de lutte ». A l’instar du mécanisme déjà existant pour le VIH-SIDA, la tuberculose et le paludisme.

« En termes de rapport coût-efficacité, cette approche serait idéale pour réduire la pauvreté dans le monde » poursuivent les auteurs de cet appel. En effet, les économies locales sont sérieusement malmenées par les maladies tropicales… Si ces dernières frappent de plein fouet les plus pauvres, la pauvreté elle, se nourrit de la mauvaise santé des populations.

Pour être certain de bien se faire entendre par les puissants de ce monde, les signataires de l’appel projettent d’adresser un message au sommet du G8 qui se tiendra au Japon en juillet prochain. « Deux milliards de dollars sur 5 ans suffiraient pour lancer des programmes d’aides pour les malades les plus pauvres. C’est une somme relativement modeste comparée aux 4,7 milliards de dollars levés par le Fonds de lutte contre le VIH-SIDA, la tuberculose et le paludisme ».

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