Devons-nous revoir nos habitudes alimentaires ? A en croire une récente étude d’envergure, la consommation de matières grasses (lipides) ne serait pas aussi mauvaise que l’opinion publique veut bien le croire. Au contraire. Une équipe internationale a ainsi montré que manger plus de lipides et moins de sucres  réduisait le risque de mortalité, toutes causes confondues.

Publié dans la revue The Lancet, ce travail – nommé PURE (pour Prospective Urban Rural Epidemiology) et mené sous la forme d’une enquête alimentaire – a permis de renseigner les habitudes de plus de 135 000 personnes à travers le monde. Et ce durant 7 ans. Au cours du suivi, 5 796 décès et 4 784 événements cardiovasculaires majeurs ont été recensés.

Plus de lipides, moins de glucides 

Les résultats se traduisent par deux observations d’importance. Tout d’abord, les chercheurs ont remarqué que chez les consommateurs de glucides (sucres rapides et lents), ceux dont l’apport énergétique dépassait les 60% par jour, présentaient un risque de décéder prématurément augmenté de 28%.

En revanche, ceux dont la part de lipides représentait plus de 30% de l’apport journalier, ont vu le risque de mourir  de façon précoce réduit de 23% ! Et chaque type de graisses était concerné : 14% de risques en moins pour les graisses saturées, 19% pour les mono-insaturées et 20% pour les polyinsaturées.

Ces observations incitent les scientifiques à réclamer une révision des recommandations nutritionnelles. En clair, à consommer plus de matières grasses et moins de sucres.

Notons une dernière chose intéressante. Les auteurs de cette étude étaient Canadiens, Chinois, Indiens et Sud Africains, pays ou visiblement la consommation de sucres s’affiche à la hausse et celles de matières grasses à la baisse. En fait, en France, les recommandations officielles (à savoir, 35 à 40% de l’énergie quotidienne apportée par les lipides et 40 à 55% par les glucides) sont en parfaite adéquation avec les conclusions de ce travail.

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