Le Premier ministre vient d’annoncer le lancement des deux premières plateformes françaises de séquençage génomique à très haut débit. Objectif, mieux traiter les cancers résistants aux traitements, mais aussi les maladies rares ou encore le diabète.

A l’issue d’une sélection par un jury international, deux plateformes de séquençage génomique ont été retenues en France. Le Premier ministre, Edouard Philippe a précisé qu’elles seront installées « en Ile-de-France et dans la région Auvergne-Rhône-Alpes ».

Ces deux plateformes devront effectuer les examens de séquençage de génomes entiers à partir de prélèvements sanguins et de tissus en provenance du pays tout entier. Des équipements sont prévus pour que chaque plateforme puisse séquencer et interpréter l’équivalent de 18 000 génomes par an.

Plus de 400 millions d’euros d’investissement 

Selon un communiqué de Matignon, « elles permettront ainsi l’accès de tous les Français à la médecine génomique : réduction de l’errance thérapeutique et meilleure adaptation des stratégies thérapeutiques ». Elles devraient commencer à fonctionner dès la fin 2018. Des projets pilotes concernant les cancers, les maladies rares et le diabète seront lancés sous l’égide de l’Inserm début 2018.

« Elles constituent la première étape du déploiement du Plan Médecine génomique, élaboré par l’Alliance AVIESAN ». Il vise un double objectif : permettre aux patients de bénéficier le plus rapidement possible des dernières innovations, en intégrant la génomique au cœur de leur prise en charge. La mise en œuvre du plan représente un investissement de plus de 400 millions d’euros sur le quinquennat.

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