Mediator® : 1 000 victimes suivies sur trois ans

[26 janvier 2012 - 15h23] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h49]

A la demande de l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS), l’INSERM a lancé une étude pour suivre l’évolution des valvulopathies liées à la prise de Médiator® et de ses génériques. Au total, près de 1 000 patients devraient y participer.

REFLEX pour Recherche sur l’Evolution des Fuites valvulaires et benfLuorEX vise donc à suivre ces patients en réalisant des échographies cardiaques répétées. L’INSERM recrutera pour cela 1 000 malades ayant pris du benfluorex entre 2006 et 2009, et présentant des valvulopathies de grade 1 ou supérieur. Ces patients seront suivis une fois par an, pendant 3 ans. Ce travail est important. « On ne connait pas parfaitement l’évolution de ces fuites après l’exposition au Mediator®, une proportion se stabilise ou s’améliore et une autre peut s’aggraver », explique l’AFSSaPS.

L’Agence tient par ailleurs à rassurer les patients. « L’étude ne modifie pas les conditions de prise en charge des malades et n’ajoute pas d’examens contraignants pour eux », tient à préciser l’AFSSaPS. Les patients répondant à ces critères et susceptibles de se porter volontaires pour participer à cette étude, peuvent obtenir davantage d’informations en contactant l’équipe de recherche :
– Par téléphone au 01 57 27 27 74 ;
– Par courriel à l’adresse reflex.U700@inserm.fr ;
– Et par fax au 01 57 27 75 66.

Quelles sont les symptômes d’une valvulopathie ?

Rappelons que les valvulopathies correspondent à un mauvais fonctionnement des valves cardiaques. Résultat des fuites de sang peuvent se produire. Leur importance sera estimée par un grade de 1 (fuite minime) à 4 (fuite importante). Dans certains cas, elles n’entrainent aucune gêne. A l’inverse indique l’AFSSaPS, « des symptômes comme un essoufflement à l’effort, des douleurs thoraciques, des palpitations nécessitent un traitement médical et parfois un remplacement chirurgical des valves malades. » Les valvulopathies touchent environ 2,5% de la population générale.

Aller plus loin : Pour en savoir davantage sur ce programme, reportez-vous au Questions/Réponses (Informations pour les patients) mis en place par l’AFSSaPS sur son site Internet.

Partager cet article