Alors que les cas resurgissent avec l’hiver, on constate que les Européens ne sont pas tous égaux face aux méningites de type C… On est en effet mieux protégé en Espagne, aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg et dans les îles britanniques qu’en France.

Pourquoi ? Parce que ces pays pratiquent une vaccination généralisée des populations les plus concernées par cette infection gravissime. Dès 1999, la Grande-Bretagne a été la première à vacciner les enfants et adolescents de 2 mois à 20 ans. Et grâce à cela, elle a vu chuter les décès de 92,5% chez les moins de 20 ans !

La France, qui n’a pas jugé bon de suivre cet exemple, est le mauvais élève de la classe européenne : chaque année le nombre de cas de méningite C progresse de façon alarmante. On se souvient de l’épisode du Sud-Ouest, en octobre 2002, où un nombre de cas anormalement élevé avait poussé les autorités sanitaires à entreprendre une campagne de vaccination dans trois départements (Landes, Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées) pour limiter la propagation de la maladie. Le vaccin était recommandé aux sujets de 2 mois à 20 ans et à certains jeunes adultes de 21 à 24 ans. Ainsi, 316 300 personnes avaient-elles pu être protégées : soit 75% de la population ciblée. Depuis, aucune infection par la méningite C n’a été déclarée parmi les personnes vaccinées (1 seul cas, chez un sujet non vacciné).

Au regard de ces expériences, le recul est désormais suffisant pour que l’OMS atteste l’efficacité des vaccins conjugués adoptés aujourd’hui contre le méningocoque C et leur excellente tolérance. Les réactions indésirables étant ceux de tout autre vaccin : rougeur ou douleur à l’endroit de l’injection, et parfois un peu de fièvre. L’OMS rappelle donc que la vaccination est le seul moyen rationnel de lutter contre cette maladie. Alors puisqu’on peut éviter à nos enfants de faire une méningite à méningocoque C, profitons-en !

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