Mettez votre cœur en mouvement

[03 septembre 2014 - 16h28] [mis à jour le 03 septembre 2014 à 16h32]

« Pas besoin de s’entraîner au marathon pour tirer des bénéfices de l’activité physique » ! Des chercheurs suédois confirment que le simple fait de réaliser une heure quotidienne d’exercices à une intensité modérée permet d’obtenir d’excellents résultats sur le plan de la santé. La preuve…

Depuis 1997, le Pr Kasper Andersen et son équipe de l’Université d’Uppsala suivent près de… 40 000 de leurs compatriotes âgés de 20 à 90 ans. Ils s’intéressent particulièrement à leur degré d’activité physique et à leur risque d’insuffisance cardiaque. Cette maladie est caractérisée par une incapacité pour le cœur à assurer un débit sanguin suffisant pour satisfaire les besoins des organes.

Sans surprise, les auteurs rapportent que le risque est ainsi bien plus faible (46%) chez les participants qui déclarent pratiquer au moins une heure quotidienne d’exercices physiques à une intensité modérée. Ou une demi-heure, très rythmée.

Où sont les escaliers ?

Au-delà du constat, Andersen insiste sur « l’importance de sortir du mode de vie sédentaire dans lequel il est parfois difficile de trouver les escaliers dans un immeuble ou de se lever de son canapé pour changer de chaîne de télévision. Pourtant, nous confirmons que toutes ces choses simples comme le fait de marcher ou de faire un peu de vélo, sont très bénéfiques pour notre cœur. Surtout lorsqu’elles sont réalisées chaque jour ».

Son constat confirme les propos que nous tenait récemment Pr François Carré, médecin du sport et cardiologue au CHU de Rennes. « Il est possible de sortir du cercle vicieux de la sédentarité », nous expliquait-il. « Rien n’est irréversible. Pour cela, il faut arrêter de parler aux patients, de ‘sport’ mais plutôt ‘d’exercice physique’. Ensuite, il faut se fixer des objectifs réalistes et modérés comme s’empêcher de prendre l’ascenseur pendant un mois. Enfin, il convient de ne jamais rester assis plus de 3 ou 4 heures consécutives ». Il conclut : « petit à petit, les patients en question vont se sentir mieux, moins essoufflés. Ils auront moins de douleurs ». Des premiers signes encourageants qui montrent qu’un cap a été passé.

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