MICI : la maladie n’empêche pas les voyages

[25 juillet 2016 - 12h19] [mis à jour le 28 juillet 2016 à 14h52]

La maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique sont  des MICI, des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Elles sont souvent accompagnées de diarrhées, de douleurs abdominales, de fatigue, de douleurs rectales. En cette période estivale, les patients concernés se posent naturellement la question : ma maladie m’empêche-t-elle de voyager ? L’Association de malades François Aupetit (AFA) répond… et rassure.

« Dans la mesure du possible, il est préférable d’éviter de partir à l’étranger lorsque la maladie est mal contrôlée par le traitement ou à fort risque de récidive : poussée évolutive sévère traitée par corticoïdes, période postopératoire précoce », précise l’AFA. « Dans ces circonstances, il faut éviter de partir dans des pays à faible niveau de développement sanitaire ou dans des conditions de voyage où une prise en charge médicale serait difficile ». En clair, mieux vaut éviter une traversée du désert à dos de chameau !

En revanche, lorsque la maladie est bien contrôlée, les voyages à l’étranger sont tout à fait possibles. Emportez votre traitement pour la durée du séjour, voire plus, et ce afin de ne pas vous trouver à court de médicaments. Si vous partez en avion, gardez votre traitement en cabine. Evitez de le mettre en soute. Les bagages peuvent s’égarer, voire disparaître.

Dans la mesure où les médicaments n’ont pas le même nom dans tous les pays, il peut être prudent de connaître la dénomination commune internationale (DCI) des médicaments. Cette précaution permettra de pouvoir demander à un médecin local de prescrire à nouveau le traitement en cas de perte.

Et la turista ?

Si vous souffrez d’une MICI, vous n’êtes pas plus à risque d’être touché par la turista, cette diarrhée infectieuse contractée durant un voyage. Cependant « la symptomatologie peut être plus bruyante et invalidante, gênant le patient lors de son séjour », avertit l’AFA. « La prévention repose sur le respect d’un certain nombre de règles élémentaires d’hygiène alimentaire : peler les fruits, éviter les crudités, cuire les aliments à plus de 65°C, ne boire que des boissons encapsulées ou bouillies. Il peut être utile de demander à son médecin traitant de prescrire avant le départ un anti-diarrhéique et éventuellement un antibiotique à visée intestinale de la famille des quinolones. »

Quid des vaccins ?

Sachez qu’il n’existe aucune contre-indication à la vaccination chez les patients porteurs de MICI. Si ce n’est « les patients traités par immunosuppresseurs pour lesquels les vaccins vivants atténués sont contre-indiqués, c’est le cas en particulier de la fièvre jaune », conclut l’Association François Aupetit.

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