Migraine ou céphalée de tension ?

[17 octobre 2017 - 14h04] [mis à jour le 17 octobre 2017 à 14h05]

Pour soulager un mal de tête, apprenez déjà à le reconnaître. Il existe en effet plusieurs types de céphalées, avec chacune leur prise en charge bien spécifique. Revue de détail.

La classification internationale dénombre 14 types de céphalées dites primaires, c’est-à-dire causées par un dysfonctionnement du système nerveux et non par une infection (grippe, méningite), une intoxication (alcool monoxyde de carbone), une lésion organique type tumeur ou encore un accident vasculaire cérébral. Parmi les plus connues, on retrouve la migraine et la céphalée de tension. Il est important de faire la distinction car les traitements ne sont pas les mêmes. Quoi qu’il en soit, dans les deux cas, il est essentiel de consulter car l’automédication ne sert à rien. Pire, elle peut aboutir à des abus médicamenteux et favoriser la chronicisation de la douleur.

C’est une migraine si…

La douleur se réveille à intervalles réguliers, sans qu’il y ait toujours une cause précise. Sans traitement, elle augmente au fil des heures mais reste localisée d’un seul côté de la tête. Elle est intense, elle lance, comme si elle battait à l’intérieur du crâne. Les symptômes sont parfois si violents qu’ils rendent bruit et lumière insupportables et obligent à rester allongé dans la pénombre jusqu’à 24 heures parfois.

A noter : Chez près d’1 migraineux sur 5, des signes neurologiques précèdent la crise douloureuse, généralement pendant une bonne vingtaine de minutes. Ils sont le plus souvent visuels (vision en kaléïdoscope, taches lumineuses), mais ils peuvent aussi affecter le langage, provoquer des fourmillements remontant des doigts jusqu’au visage… On parle alors de migraine avec aura. Attention, un premier épisode doit amener à consulter afin de confirmer le diagnostic, tout comme tout nouvel épisode qui durerait plus d’une heure.

C’est une céphalée de tension si…

Les douleurs sont bilatérales, diffuses, non pulsatiles (ça ne bat pas à l’intérieur), le crâne semble comprimé dans un étau. Elles ne sont augmentées ni par l’activité physique ni par la lumière. Le bruit peut en revanche occasionner une forte gêne. Sans traitement, les symptômes peuvent durer de 30 minutes à 7 jours. L’impact sur la qualité de vie de ces céphalées peut être considérable.

Reconnaître les signes d’urgence

Les crises migraineuses et les céphalées de tension s’installent progressivement. A l’inverse, les maux de tête alarmants débutent en « coup de tonnerre » et peuvent faire soupçonner un accident vasculaire cérébral (AVC). Toute douleur sévère qui atteint son paroxysme en quelques secondes et ne passe pas nécessite donc de composer le 15. Tout mal de tête inhabituel qui augmente au fil du temps, résiste aux antalgiques et s’accompagne de fièvre ou de signes neurologiques nécessite aussi un avis médical.

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