Migraine : tenir un agenda des crises, c’est utile

[31 octobre 2017 - 11h36] [mis à jour le 31 octobre 2017 à 11h45]

Il n’existe aucun traitement capable de faire disparaître un terrain migraineux. Mais quand les crises reviennent régulièrement, un traitement de fond peut être prescrit pour limiter leur fréquence. Pour permettre au médecin de déterminer la meilleure prise en charge possible, il est essentiel d’établir un calendrier de la survenue de ces épisodes douloureux.

Comme le rappelle la Société française d’Etudes des Migraines et Céphalées, consigner les crises migraineuses a plusieurs fonctions. Ce calendrier permet au médecin de préciser la fréquence et la sévérité des épisodes, de déterminer les meilleurs traitements, d’évaluer la consommation médicamenteuse… Pour les patients, même si tenir ce type de journal de bord peut paraître fastidieux, surtout les premières fois, cela les aide à reprendre la main sur la maladie, à se sentir moins démunis.

Peu importe l’outil choisi, l’essentiel est d’être à l’aise avec et surtout de pouvoir présenter au médecin un document facile à lire le jour de la consultation. Il peut s’agir d’une application spécifique type Migraine Buddy (gratuite et disponible sous iOS et Android), d’un tableau sur ordinateur, d’un agenda papier… Il faut y noter toutes les crises quelque soit leur intensité, même celles ressenties comme légères à modérées. De même, il est important de noter à la fois les céphalées migraineuses et non migraineuses. Enfin, il est essentiel de le faire pendant au moins 2 ou 3 mois afin d’avoir une bonne vision d’ensemble.

Les éléments indispensables à consigner

La date et le jour de survenue de la crise de migraine. Cet élément permet de voir si les crises surviennent de manière régulière, par exemple plutôt le week-end ;
L’horaire de survenue. C’est intéressant car il peut être récurrent, par exemple s’il s’agit de crises nocturnes ;
L’intensité de la crise. Elle peut être légère, moyenne ou sévère ;
Les facteurs déclencheurs. Il peut s’agir des règles mais aussi de l’activité sexuelle, des efforts physiques, des stress importants, certains aliments… ;
La durée de la crise, en heures ;
La prise de médicaments, en précisant quel type, combien et à quelle heure.

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