On savait déjà qu’une bonne partie des immigrés d’Afrique sub-saharienne vivant avec le VIH en France avaient été infectés après leur arrivée. Une nouvelle étude de l’ANRS révèle que cette contamination a lieu dans les premières années de vie dans l’Hexagone. Un résultat présenté ce 25 juillet lors de la 22e conférence internationale sur le VIH/Sida, qui se déroule actuellement à Amsterdam.

Différentes enquêtes européennes ont montré qu’entre 35 et 49% des immigrés d’Afrique sub-saharienne vivant avec le VIH s’étaient contaminés après leur migration. En clair, après leur arrivée en France. Une équipe de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) a cherché à en savoir plus sur les délais de survenue de cette infection post-migratoire.

Pour cela, ils ont analysé les informations cliniques des 277 immigrés nés en Afrique sub-saharienne et vivant en région parisienne depuis 21 ans en moyenne. Résultat, « 58% des infections acquises en France l’avaient été durant les six premières années (de vie en France). Alors que (ces migrants) étaient encore dans une situation de grande précarité. »

Pour les auteurs, il apparaît urgent « de mettre en place des stratégies de prévention et de dépistage ciblant les nouveaux arrivants ». Sans pour autant oublier les personnes infectées 6 ans après leur arrivée. Car leur proportion (42%) n’est pas négligeable.

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