Accueil » Santé Publique » Mobilisation contre une antenne-relais en Loire-Atlantique
Le mât de l’antenne-relais est arrivé début septembre, sur un terrain appartenant à Réseau ferré de France. Les habitants, qui n’avaient pas été avertis, se sont inquiétés des possibles effets sur la santé des ondes électromagnétiques. Réactions en chaîne : création du collectif Charmille-Marchinchère pour protester contre cette installation ; arrêté municipal interdisant les travaux ; attaque par Orange du maire, devant le tribunal administratif. Et le collectif organise ce samedi 28 novembre à 14h une manifestation dans le centre de Nantes. Cet enchainement « action/réaction » n’aurait-il pas pu être évité ?
La mairie de Nantes a élaborée une charte de la téléphonie mobile. Accessible à toute commune, elle doit être contresignée par les opérateurs. Elle rappelle les obligations des deux parties, notamment l’information du public. Comme l’indique Catherine Choquet, adjointe déléguée à la santé, « les opérateurs ont rencontré des difficultés d’installation. Ils préfèrent maintenant jouer le jeu de la transparence avec cette charte. ». Pourquoi cette charte n’a-t-elle pas été adoptée à Sainte-Luce ?
Le maire de la commune a proposé à plusieurs reprises à Orange des concertations, et même un nouveau terrain, un peu plus éloigné, où implanter l’antenne. Refus réitérés. Vers qui se tourner ? La question du principe de précaution n’est du ressort ni de la mairie, ni de la Région, mais de l’Etat. Le collectif a rencontré le secrétaire général de la Préfecture de Loire-Atlantique. « Nous appelons Orange à la raison et à l’étude d’autres emplacements. » Côté opérateur, pourtant, il n’est pas question de changer d’avis. La manifestation se tiendra donc bien demain…
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