Mort subite du nourrisson : encore 250 décès de trop chaque année en France…

22 janvier 2008

Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié aujourd’hui est consacré à la mort subite inexpliquée du nourrisson (MSIN) et aux « morts inattendues du nourrisson » (MIN), concept nouveau en provenance semble-t-il, des Etats-unis. Si globalement les chiffres sont en forte baisse, 250 décès ont tout de même été enregistrés en France en 2005. C’est encore beaucoup trop en comparaison des résultats de nos voisins européens.

Comme l’explique dans son éditorial Daniel Montagnon, ancien président de l’association de soutien aux parents Naître et Vivre, la mort subite du nourrisson constitue « toujours (en France) un enjeu de santé publique à comprendre, à traiter et à prévenir ».

En effet, la part des MSIN dans la mortalité infantile est encore d’un décès sur 10. Et pour l’ensemble des enfants de moins d’un an, la mort subite du nourrisson constitue la troisième cause de décès, après les affections périnatales et les malformations congénitales. Les garçons se trouvent en première ligne: 25% des morts de moins d’un an seraient ainsi dus à une MSIN, contre 20% chez les filles.

Si ces chiffres demeurent élevés, ils sont en baisse de 74% depuis les années 1970. Mais malgré les nombreuses campagnes de prévention et le renforcement de la prise en charge de la petite enfance, la France n’arrive pas encore à rejoindre la courbe européenne en la matière. Avec un taux moyen de 31,9 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2005, nous figurons toujours parmi les mauvais élèves d’Europe. Derrière le Royaume-Uni (26,2 pour 100 0000) mais surtout la Bulgarie, la Roumanie et la Grèce où les MSIN ne dépassent pas les 10 pour 100 000. Pour télécharger ce numéro thématique du BEH, cliquez ici.

  • Source : BEH, n°3-4/22 janvier 2008

Destination Santé
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