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Au rayon « nutrition du sportif », un terme revient souvent sur les bidons de poudre destinés aux adeptes de la musculation. Ce terme, c’est « whey ». Mais de quoi s’agit-il ?
La whey (ou protéine de lactosérum) est une protéine extraite du lait lors de la fabrication du fromage. Quand le lait coagule, il se sépare en deux parties : les caséines solides qui forment le fromage, et un liquide résiduel appelé lactosérum. Ce liquide est ensuite filtré et séché pour produire la fameuse poudre blanche que l’on retrouve dans les shakers de nombreux sportifs.
Le succès de la whey vient du fait qu’il s’agit d’une protéine complète : elle contient les neuf acides aminés essentiels que notre corps ne peut pas fabriquer seul et qui doivent être apportés par l’alimentation. Parmi eux, trois acides aminés à chaîne ramifiée (la leucine, l’isoleucine et la valine) jouent un rôle particulièrement important dans la construction musculaire et, dans une moindre mesure, dans la récupération.
Concrètement, après un entraînement intensif, les muscles ont besoin de protéines pour se réparer et se développer. C’est ce qu’offre la whey, un apport rapide et ciblé, pratique quand on ne peut pas toujours préparer un repas riche en protéines juste après l’effort.
Non. La grande majorité des personnes qui mangent de façon équilibrée couvrent déjà leurs besoins en protéines sans supplément. La whey s’avère surtout utile dans des situations précises : pour les athlètes cherchant à augmenter leur masse musculaire et pour les personnes ayant du mal à atteindre leurs apports via l’alimentation seule.
Comme le rappelle l’Inserm, « les protéines en poudre ne sont utiles que si elles accompagnent un entraînement sportif intense et régulier, et qu’elles sont consommées dans le cadre d’une alimentation équilibrée, sur les conseils d’un entraîneur sportif qualifié ».
Trop ou mal consommées, elles peuvent exposer à certains risques. Car les poudres de « whey » sont rarement composées uniquement de « petit lait ». Additifs, arômes artificiels ou sucre ajouté peuvent être présents. Un test comparatif réalisé par l’Association 60 millions de consommateurs en mai 2025 révèle ainsi que tous les produits ne se valent pas. Prenez le temps de regarder la composition (beaucoup de protéines et peu d’additifs).
Par ailleurs, les compléments protéinés sont moins rigoureusement contrôlés que les produits de santé, ce qui peut poser des questions sur leur pureté. A moment de l’achat, il ne faut surtout pas se fier uniquement au marketing (« ultra pure », « 100% whey » …). Partez en quête d’une certification officielle. Un marquage CE par exemple indiquera que le produit respecte les règles européennes.
Notez enfin qu’une consommation de protéines supérieure aux limites maximales de sécurité (environ 2 g/kg/jour) peut avoir un impact sur le fonctionnement du foie, de l’intestin et des reins.
Parmi les effets indésirables, certains rapportent un inconfort intestinal et des troubles digestifs (constipation…), une déshydratation, des nausées, une fatigue, des maux de tête…

Source : https://presse.inserm.fr/canal-detox/consommer-plus-de-proteines-quand-on-pratique-du-sport-a-haut-niveau-vraiment/ - https://health.clevelandclinic.org/is-whey-protein-good-for-you

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet