Né en 1945, le Japonais Yoshinori Ohsumi vient de recevoir le Prix Nobel de médecine. Son travail primé ? Des recherches sur l’autophagie, processus essentiel à la dégradation et au renouvellement des composants cellulaires.

A 71 ans, le chercheur japonais Yoshinori Ohsumi  de l’Institut de technologie de Tokyo a reçu ce lundi 3 octobre le Graal de sa discipline : le Nobel de médecine 2016. Un sésame venu récompenser ses travaux sur l’autophagie.

En grec, ce terme signifie « se manger soi-même ». Et désigne le processus par lequel les composants d’une cellule se détruisent eux-mêmes pour se renouveler. Yoshinori Ohsumi  est parvenu à décrire très précisément ces réactions cellulaires impliquées lorsque le corps fait face à une privation alimentaire ou répond à une menace infectieuse. Un grand pas dans la lutte contre de graves pathologies. « Les mutations décelées dans les gènes de l’autophagie peuvent en effet provoquer des maladies. Ce processus de dégradation est notamment impliqué dans la survenue du cancer et de maladies neurologiques ».

Les premières descriptions de l’autophagie remontent aux années 60. Date à laquelle les scientifiques ont observé que les cellules étaient en effet capables de détruire leur propre contenu.  Et de transférer ces composants vers des petits compartiments appelés lysosomes, chargé de détruire et éliminer les déchets et les bactéries.

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