En ce début décembre, les décorations de Noël illuminent (déjà) les villes. Les marchés sont installés et les vitrines de magasins affichent des couleurs célestes. Tout est prêt pour une grande fête… de la consommation, en cette période également synonyme de rassemblement familial. Mais tout le monde n’est pas pour autant à la fête…

En 2002, le Pr Tim Kasser du Knox College de Galesburg (Illinois) s’est penché sur l’aspect psychologique de cette période festive, auprès d’un panel de 117 personnes. Agées de 18 à 80 ans, elles devaient répondre à des questions relatives à leur satisfaction, leur état émotionnel voire de stress durant la période de Noël.

L’auteur en avait ressorti un constat principal : « les aspects matérialistes des célébrations de Noël tendraient à saper le bien-être ».

Pour être clair, le bonheur semblait davantage présent lorsque l’esprit de famille ou le sentiment religieux étaient mis en avant. Bien plus que lorsque la fête dégoulinait d’argent et de cadeaux ! Par ailleurs, s’engager dans des pratiques de consommation respectueuses de l’environnement apporterait également plus de satisfaction.

Se sentir exclu… 

Par ailleurs, comme l’explique la psychologue nantaise, Valérie P., « l’état d’esprit de chacun dépend aussi beaucoup du contexte familial initial. Les personnes qui ont peu ou pas de famille peuvent se sentir exclues de tout cet environnement. Elles redoutent cette période. De la même façon, de nombreux hommes et femmes appréhendent les fêtes car ils vivent une situation tendue avec leurs parents ou frères et sœurs. Ils redoutent de devoir jouer une sorte de théâtre afin que tout se déroule au mieux. Donc, non, ces fêtes de fin d’années ne sont pas réconfortantes pour tout le monde ».

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