Accueil » Santé Publique » Nos ado fument moins, mais ils boivent toujours plus…

Publiés aujourd’hui, les résultats de l’enquête ESPAD 2007 sont en effet globalement positifs. Cette enquête – ESPAD est l’acronyme de European School Survey on Alcohol and Other Drugs– est menée auprès de jeunes de 16 ans dans 35 pays de la région Europe. En France, elle est réalisée sous la responsabilité scientifique de l’Observatoire français des Drogues et Toxicomanies (OFDT) et de l’INSERM. Elle a inclus 2 800 élèves de 202 établissements, qui ont répondu à un questionnaire standardisé.
Selon les premiers résultats, la consommation régulière d’alcool est en hausse, notamment chez les filles. Aujourd’hui, près de 9 jeunes sur 10 affirment avoir déjà bu des boissons alcooliques. La consommation régulière -c’est-à-dire au moins 10 fois au cours des 30 derniers jours- concerne 13% de ces jeunes. Ce chiffre est en nette augmentation par rapport à l‘enquête ESPAD de 2003 où l’on comptait seulement 7% de buveurs réguliers. Les boissons favorites demeurent la bière, les spiritueux et… le champagne, pourtant considéré comme un produit élitiste !
Côté tabac en revanche, le recul de la consommation confirme une tendance observée en 2003. A 16 ans, 6 adolescents sur 10 (58% des garçons et 61% des filles) déclarent avoir déjà fumé une cigarette. Ils étaient près de 8 sur 10 en 1999. L’usage régulier est également en net repli, passant de 31% en 1999 à 17% en 2007.
Dernier point : le cannabis. La « fumette » semble de moins en moins attirer nos jeunes. Ils ne sont pas plus de 3,4% à en consommer régulièrement, contre 6,1% en 2003. Et sans surprise, les garçons fument toujours plus que les filles. Signalons enfin que 9% des ado déclarent n’avoir expérimenté ni alcool, ni tabac, ni cannabis.
L’Association des Intervenants en Toxicomanie et Addictologie (ANITEA) et la Fondation des Acteurs de l’Alcoologie et de l’Addictologie (F3A) perçoivent dans ces résultats « des évolutions déjà notées » . « C’est plus que jamais sur le contexte addictogène de notre société qu’il faut se centrer » insistent-ils. « L’Etat doit prendre ses responsabilités, en donnant à tous les acteurs de la prévention les moyens nécessaires ».

Source : INSERM, OFDT, ANITEA, F3A, 2 février 2009
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