Le 1er janvier 2018, l’obligation vaccinale chez les nourrissons était élargie à 11 valences (contre 3 auparavant). Une situation qui n’a pas manqué de soulever l’inquiétude de nombreux parents. Dans un rapport publié le 26 juin, l’ANSM rassure et confirme la sécurité de ces vaccins.

Le 1er janvier 2018, la loi sur l’extension vaccinale chez les nourrissons entrait en vigueur. Soit 8 vaccins en plus ! De quoi déboussoler des parents et des anti-vaccins méfiants vis-à-vis notamment de la présence de certains adjuvants.

Devant cette situation, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a publié un premier rapport de sécurité sur ces 11 valences obligatoires chez les enfants de moins de 2 ans.

Pas plus d’effets secondaires

Pour ce faire, elle a étudié les déclarations d’événements ou effets indésirables liés à la vaccination des nourrissons sur la période 2012-2017. Elle a fait de même avec ceux survenus depuis 2018. Par « événements indésirables », l’ANSM entend de la fièvre, des réactions locales, des pleurs persistants, des rashs (éruption cutanée transitoire) et urticaires. Mais aussi des diarrhées ou vomissements et même des convulsions dans les cas sévères. « Ces effets sont connus, transitoires et sont mentionnés dans la notice des vaccins », lance l’Agence.

Résultat, entre 2012-2017 et 2018, « les effets indésirables rapportés sont de même nature », explique l’ANSM. « Durant le 1er semestre 2018, le profil de sécurité est comparable à celui observé avant la mise en place de l’extension vaccinale. »

A noter : la vaccination obligatoire permet de protéger contre 11 maladies : diphtérie, tétanos, poliomyélite, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, coqueluche, méningites à Haemophilus influenzae de type B, méningite, pneumonie et septicémie à pneumocoque et méningite et septicémie à méningocoque C.

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