Maladie rare mais grave, l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) se dévoile peu à peu. Une équipe du CNRS vient d’identifier un récepteur qui joue un rôle crucial dans le mécanisme de cette affection. Une piste intéressante pour développer une cible thérapeutique.

Aujourd’hui, les patients souffrant d’une hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) sont pris en charge avec des médicaments essentiellement vasodilatateurs qui prolongent l’espérance de vie, mais ne sont pas curatifs. Sans traitement spécifique, la survie moyenne s’établit à 2,8 ans. D’où la nécessité de mener des recherches pour mieux comprendre les mécanismes liés à cette affection.

Un candidat médicament pour la fin de l’année ?

Une équipe du CNRS vient justement d’identifier le récepteur au glutamate NMDA. Connu pour jouer un rôle crucial dans la transmission neuronale, il s’agirait également d’un acteur impliqué dans le remodelage vasculaire pulmonaire. Or ce dernier est impliqué dans la cascade de mécanismes provoquant l’HTAP. Les chercheurs travaillent actuellement à la mise au point d’antagonistes de ce récepteur. Un candidat médicament est d’ailleurs attendu pour la fin de l’année 2018.

L’HTAP, c’est une élévation des pressions dans les artères pulmonaires. Une élévation qui perturbe la circulation du sang à l’intérieur des poumons. Le patient est très fatigué, très essoufflé. Il souffre aussi d’œdèmes -des jambes et des pieds- et de douleurs cardiaques. Pour autant, les causes de la maladie restent obscures.

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