Accueil » Santé Publique » Obésité infantile : l’industrie alimentaire sèche la concertation
Dans la lutte contre le surpoids des petits Français, ça tire vraiment à hue et à dia ! Le collectif « Obésité : protégeons nos enfants » dénonce aujourd’hui « la dérobade de l’industrie alimentaire et de la grande distribution », qui ne participent pas à la concertation organisée par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot-Narquin. Deux réunions, deux absences… Même si une partie seulement des professionnels concernés ne jouent pas le jeu, pour le collectif en question c’est insupportable.
« Pour la deuxième fois hier, l’industrie et la grande distribution ont boycotté les réunions de concertations » rapportent les 6 associations en question, dont l’UFC-Que Choisir. Cette politique de la chaise vide paraît d’autant plus malvenue que les industriels naturellement, étaient attendus au tournant.
Ils étaient en effet, « invités à présenter des propositions volontaires pour retirer les confiseries aux caisses de la grande distribution et encadrer la diffusion pendant les programmes pour enfants des publicités pour les aliments gras, sucrés ou salés »… Le motif de cette bouderie ? Toute simplement le refus du ministre de la Santé de rencontrer les industriels… à huis clos.
Le collectif estime cette exigence inadmissible. Et il contre-attaque en pointant les obstructionnistes : « Danone, Kellogg’s, Nestlé, Yoplait ainsi que les enseignes Auchan, Carrefour, Casino et Cora ». Ces derniers ont même droit à une lettre ouverte en forme de réquisitoire. A malappris, malappris-et-demi ! Et pour bien enfoncer le clou, le collectif donne également la liste des « bons élèves » : Coca-Cola, Ferrero, le groupe de distribution E. Leclerc, Mc Donald’s, Orangina-Schweppes et le syndicat du Chocolat.

Source : Collectif « Obésité : protégeons nos enfants », interview d’André Andrault, chargé de mission agriculture et alimentation à l’UFC-Que Choisir, 19 mars 2008
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