











Elle réclame « une mesure réglementaire d’encadrement des publicités aux heures de grande écoute des enfants, basée sur la qualité nutritionnelle des aliments ». En effet, l’autorégulation défendue par l’industrie agro-alimentaire ne fonctionnerait pas. Pour preuve, 80% des spots ciblant les enfants vantent encore des produits (trop) gras et (trop) sucrés. Et si leur nombre a diminué pendant les émissions infantiles, 93% de ces réclames figurent désormais sur les écrans à toute heure de la journée.
Des goûters et en-cas trop gras
La conséquence ne s’est pas fait attendre. L’association de consommateurs a comparé les résultats de deux études menées en 2006 et en 2010. A la maison comme à l’école, le contenu des assiettes et des cartables des enfants est moins sain aujourd’hui qu’en 2006. La proportion de produits gras et sucrés consommés pour le petit-déjeuner notamment, a progressé de 17% ! Et dans les cours de récréation, 76% des goûters et en-cas sont trop riches en sucres et/ou en matières grasses…
Le sujet d’ailleurs, fait également débat au niveau international. En avril dernier, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié une <a href="https://destinationsante.com/IMG/pdf/A63_12-fr(1).pdf” target=”_blank”>série de recommandations aux gouvernements. On y retrouvait notamment, la « réduction de l’exposition des enfants aux messages commerciaux en faveur des aliments à haute teneur en graisses saturées, en acides gras trans, en sucres ou en sel »…
Source : UFC-Que Choisir, 7 décembre 2010 ; OMS, 1er avril 2010
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