Obésité infantile : la pub télé toujours pointée du doigt

07 décembre 2010

Confiseries, viennoiseries, biscuits… Les petits Français mangent toujours trop gras et trop sucré. Alarmant constat de l’association UFC-Que Choisir, qui dénonce les publicités télévisées destinées aux plus jeunes. Toujours aussi nombreuses, elles ne respectent pas selon l’association de consommateurs, les engagements pris en 2009 par l’industrie alimentaire. UFC-Que Choisir réitère donc, sa demande de réglementation des messages publicitaires.

Elle réclame « une mesure réglementaire d’encadrement des publicités aux heures de grande écoute des enfants, basée sur la qualité nutritionnelle des aliments ». En effet, l’autorégulation défendue par l’industrie agro-alimentaire ne fonctionnerait pas. Pour preuve, 80% des spots ciblant les enfants vantent encore des produits (trop) gras et (trop) sucrés. Et si leur nombre a diminué pendant les émissions infantiles, 93% de ces réclames figurent désormais sur les écrans à toute heure de la journée.

Des goûters et en-cas trop gras

La conséquence ne s’est pas fait attendre. L’association de consommateurs a comparé les résultats de deux études menées en 2006 et en 2010. A la maison comme à l’école, le contenu des assiettes et des cartables des enfants est moins sain aujourd’hui qu’en 2006. La proportion de produits gras et sucrés consommés pour le petit-déjeuner notamment, a progressé de 17% ! Et dans les cours de récréation, 76% des goûters et en-cas sont trop riches en sucres et/ou en matières grasses…

Le sujet d’ailleurs, fait également débat au niveau international. En avril dernier, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié une <a href="https://destinationsante.com/IMG/pdf/A63_12-fr(1).pdf » target= »_blank »>série de recommandations aux gouvernements. On y retrouvait notamment, la « réduction de l’exposition des enfants aux messages commerciaux en faveur des aliments à haute teneur en graisses saturées, en acides gras trans, en sucres ou en sel »…

  • Source : UFC-Que Choisir, 7 décembre 2010 ; OMS, 1er avril 2010

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