En finir avec les Batman, Minions et autres personnages présents sur les emballages d’aliments destinés aux enfants ? C’est la demande du Bureau européen des associations de consommateurs (BEUC). Elle vise en particulier les aliments gras, sucrés, salés, peu nutritifs.

Votre enfant vous a sûrement déjà réclamé des céréales bien particulières. A savoir celles avec un personnage bien spécifique ! Or bien souvent ces aliments se révèlent peu nutritifs pour nos bambins. C’est pourquoi le BEUC a demandé aux fabricants et distributeurs de l’agroalimentaire de cesser d’utiliser des personnages animés lorsque la publicité de leurs produits peu nutritifs cible les plus jeunes. Cette demande concerne également les emballages.

« D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il existe un lien irréfutable entre la publicité vantant les aliments très gras, sucrés ou salés et l’obésité infantile » indique le BEUC. « Les personnages animés en particulier sont une technique de marketing très efficace et persuasive auprès des enfants. Malheureusement, ces personnages sont principalement présents sur des aliments peu sains ».

Les membres du BEUC ont évalué la présence de ces personnages dans les rayons des supermarchés et les publicités dans 13 pays. Leur analyse confirme que les personnages apparaissent sur des aliments trop sucrés, salés, ou gras. Sur plus de 100 exemples, ils n’en ont découvert qu’un seul où le personnage promeut un fruit ou légume.

Pour des aliments plus sains pour les enfants ?

Les ministres de la santé de l’Union européenne doivent justement se réunir le 16 juin pour adopter des recommandations sur l’obésité infantile. Parmi ces dernières figure un texte sur les mesures à prendre pour réduire le marketing alimentaire ciblant les enfants. « Les Etats membres devraient tenir compte de cet appel et s’atteler à la question des personnages », souligne le BEUC.

« Les gouvernements doivent pousser les entreprises à utiliser les personnages animés de manière plus responsable. Entre-temps, les entreprises doivent témoigner de leur engagement sincère à protéger les enfants en retirant les personnages des produits peu sains. Nous ne demandons pas que Tony le tigre ou les Minions disparaissent des publicités, nous pensons simplement que les produits qu’ils vantent aux enfants devraient être plus sains », conclut Monique Goyens.

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