Les causes de l’explosion de l’obésité dans le monde ne reposent pas uniquement sur la sédentarité et un régime alimentaire déséquilibré. Une équipe de l’INRA vient de découvrir une protéine qui participe aux mécanismes de régulation du taux de cholestérol et de la prise de poids, en contrôlant l’expression de certains gènes.

Jusqu’à présent, le rôle physiologique de la protéine BAHD1 était inconnu. Une équipe de scientifiques européens révèle aujourd’hui tous les secrets de cette protéine. Lorsqu’elle vient à manquer, elle participe à la baisse de la cholestérolémie et de la graisse corporelle. Pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents, des souris qui n’exprimaient pas BAHD1 ont été étudiées.  A la naissance, ces rongeurs sont plus petits. « Au cours de la croissance, ils rattrapent la taille de leurs congénères chez lesquels la protéine s’exprime, mais restent plus maigres », indique l’INRA dans un communiqué.

Ce n’est pas tout ! Les scientifiques ont également observé que les adultes sans BAHD1 présentaient un taux de cholestérol sanguin, une glycémie et une masse graisseuse plus faibles que les souris témoins. « Cette protéine est donc un élément clé du stockage de la graisse corporelle».

Vers de nouvelles cibles thérapeutiques ? 

Les chercheurs ont aussi mis en évidence que BAHD1 agit avec d’autres protéines, comme des enzymes, pour déclencher des changements dits épigénétiques. Autrement dit des évolutions d’activité des gènes, liées à l’environnement et transmissibles d’une génération à l’autre.

Les résultats de ces travaux montrent que ces mécanismes épigénétiques agissent comme une commande du stockage ou de la consommation d’énergie dans l’organisme, à différentes phases de la vie. Ils pourraient par des approches ciblées sur BAHD-1, ouvrir la voie à de nouvelles thérapies contre l’obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires.

Partager cet article