L’onchocercose touche 18 millions d’individus en Afrique, au Proche-Orient et en Amérique Latine. Provoquée par des vers parasites, cette maladie tropicale est la deuxième cause infectieuse de cécité dans le monde ! Selon les travaux menés par Achim Hoerauf et Lars Volkmann, de l’Institut de médecine tropicale de Hambourg, il se pourrait cependant que les vers ne soient probablement pas les principaux coupables de la cécité des rivières.

Plus exactement, les bactéries Wolbachia transportées par ces derniers, provoquent une violente réaction inflammatoire dans l’organisme. Laquelle est suivie de cécité et de graves troubles cutanés. Or l’identification de ces bactéries pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements contre l’onchocercose.

Des études récentes ont en effet démontré que Wolbachia pouvait être éliminée grâce au recours à une antibiothérapie bien menée. Ce traitement permettrait également de stériliser le vers qui héberge la bactérie, brisant ainsi le cycle de reproduction. Les antibiotiques – et non plus les seuls antiparasitaires – pourraient donc contribuer à prévenir ou à freiner l’évolution de la maladie.

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