Paludisme : en finir d’ici… 2030

[25 avril 2016 - 14h22]

A l’occasion de la journée mondiale contre le paludisme, ce 25 avril, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) réitère son objectif : éliminer cette affection de 35 des 95 pays dans lesquels elle est encore présente d’ici 2030. Ou réduire de 90% son incidence à l’échelle de la planète. Un objectif ambitieux.

« En finir avec le paludisme » : le thème de cette journée mondiale 2016 « reflète la vision d’un monde exempt de la maladie tel que défini dans la Stratégie technique mondiale contre le paludisme 2016-2030 », souligne l’OMS. Adoptée par l’Assemblée mondiale en mai 2015, celle-ci vise à réduire le taux de mortalité et le nombre de nouveaux cas d’au moins 90% en 15 ans.

Pour l’Organisation, l’objectif est « réalisable ». D’autant plus que dans son rapport 2016, elle estime que « 21 pays dont 6 d’Afrique sub-saharienne, sont en position de l’atteindre ». A l’échelle mondiale, entre 2000 et 2015, l’incidence du paludisme a baissé de 37%. En 2015, 438 000 décès ont encore été recensés, dont 9 sur 10 en Afrique sub-saharienne. Mais le taux de mortalité a reculé de 60% toutes tranches d’âge confondues. Et de 65% parmi les enfants de moins de 5 ans.

L’Europe est par ailleurs la première région au monde à être parvenue à interrompre la transmission indigène du paludisme. Le nombre de cas autochtones est passé de 90 712 en 1995 à… 0 cas en 2015. Une belle victoire mais comme le souligne le Dr Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour l’Europe, « tant que le paludisme n’est pas éradiqué à l’échelle mondiale, des personnes voyageant à destination ou en provenance de pays d’endémie peuvent importer cette maladie en Europe, et nous devons rester à l’œuvre pour prévenir sa réintroduction ». Et pour cause, environ, 3,2 milliards de personnes– soit près de la moitié de la population mondiale – sont exposées au risque de contracter le paludisme…

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