Paludisme : « investir dans l’avenir »

[25 avril 2013 - 09h21] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h56]

Le thème de cette Journée mondiale du Paludisme est « Investir dans l’avenir ». ©OMS/WHO

Ce jeudi 25 avril se tient la journée mondiale de lutte contre le paludisme. Une affection toujours aussi meurtrière. En 2012, plus de 600 000 décès ont été rapportés dans le monde. Dans la majorité des cas, il s’agissait d’enfants de moins de 5 ans vivant en Afrique subsaharienne. Si de nombreux progrès ont été réalisés ces dernières années, le manque de moyens financiers risque de briser les efforts entrepris. Le thème de la Journée se veut d’ailleurs très explicite : « Investir dans l’avenir ».

Le paludisme est une maladie qui peut être contractée à tout âge. Elle est transmise par les piqûres de moustiques infectés par des parasites de l’espèce Plasmodium. Il existe quatre types de paludisme humain, mais P. falciparum est de loin le plus mortel.

Les symptômes les plus courants sont : la fièvre, les maux de tête, les frissons et les vomissements, qui peuvent d’abord être confondus avec un état grippal. Ils apparaissent de 10 à 15 jours après l’infection. Et en l’absence de traitements, le paludisme peut évoluer rapidement vers une forme grave, souvent mortelle. Au total selon le rapport mondial sur le paludisme 2012, on estime que 219 millions de cas surviennent chaque dans le monde.

Un problème de financement

Des progrès majeurs ont été accomplis au cours des dix dernières années. Depuis l’an 2000, les taux de mortalité ont chuté de 25%. « L’intensification des mesures de lutte antivectorielle, accompagnée d’un meilleur accès aux tests diagnostiques et à des traitements de qualité, a été la clé de cette évolution », indique l’OMS.

Aujourd’hui, le Dr Fatoumata Nafo-Traoré, directrice du Partenariat Faire Reculer le Paludisme s’inquiète du manque de fonds disponible pour mener à bien la lutte. « La récente crise économique mondiale a été à l’origine d’une baisse des financements qui menacent d’inverser les résultats. » C’est pourquoi elle lance un appel pour des investissements judicieux dès cette année. Chaque année, 5 milliards de dollars sont en effet nécessaires pour mener à bien les programmes de lutte. Or pour l’année 2013, le déficit s’élève déjà à 3,6 milliards de dollars.

 Aller plus loin : Consultez le site Faire reculer le paludisme.

 Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par : David Picot

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