Panne de désir : et pourquoi pas les plantes ?

03 juillet 2020

Une baisse de la libido, ça peut arriver à tout le monde. A cause du stress, de la fatigue, de certaines maladies ou médicaments... Voici quelques conseils pour vous aider à passer le cap... avec des plantes.

Avant tout chose, il faut avoir en tête que l’utilisation de plantes n’est pas anodine. Et que quelles que soient les raisons qui vous poussent à en utiliser, il convient d’abord de consulter un médecin. Car la baisse de désir sexuel peut être le reflet de diverses pathologies dont la cause est organique : maladie vasculaire, trouble hormonal, ménopause ou andropause… Avant de s’attaquer au problème de la libido défaillante, il faut donc s’assurer qu’il n’existe aucune condition médicale sous-jacente.

Une fois la cause organique éliminée et en accord avec votre médecin, vous pouvez envisager la phytothérapie pour tenter de retrouver l’envie d’avoir envie. Mais là aussi, la prudence s’impose, car toutes les plantes ne se valent pas. Mieux vaut privilégier celles dont les effets ont été démontrés, malgré une certaine faiblesse des échantillons.

Le fenugrec (ou Trigonella)
Il n’est pas seulement l’apanage des jeunes mamans allaitantes qui souhaitent favoriser leur lactation. Cette petite plante peut aussi se révéler précieuse pour relancer le désir des femmes et des hommes. Une étude publiée en 2015 et menée sur 80 femmes a conclu que la prise de 600 mg de fenugrec par jour pendant 8 semaines contribuait à augmenter l’excitation et le désir sexuel. Chez les hommes, une étude conduite en 2011 sur 60 participants de 25 à 52 ans a montré que, pris à la même dose pendant 6 semaines, le fenugrec présentait un effet positif significatif sur les aspects physiologiques de la libido et pouvait aider à maintenir des niveaux de testostérone sains et normaux.

Le tribule terrestre (ou Tribulus terrestris)
En Inde, on prête à cette plante des vertus aphrodisiaques depuis… 700 ans avant J-C ! Elles ont depuis été scientifiquement démontrées, chez les femmes notamment. Pendant 90 jours, 144 participantes atteintes de dysfonction sexuelle ont absorbé quotidiennement 250 mg d’extrait de tribulus terrestris, relate une étude publiée en 2014. Avec un résultat significatif pour le traitement de cette dysfonction sexuelle, qui comprend non seulement la baisse ou l’absence de désir, mais aussi la difficulté à atteindre l’orgasme et les douleurs pendant la pénétration vaginale.

La maca (ou Lepidium meyenii)
« Le battage médiatique autour de la maca est-il justifié ? », se sont récemment interrogés des chercheurs américains. Et pour cause : cette plante millénaire péruvienne, surnommée le Viagra péruvien, est de tous les compléments alimentaires qui prétendent aujourd’hui traiter la baisse de désir et l’amélioration de la fertilité chez les hommes. Pour les chercheurs américains, les résultats sont non concluants, principalement pour des questions de méthodes et de tailles d’échantillons. D’autres études basées sur des essais cliniques ont elles conclu qu’entre autres vertus, la maca était efficace pour traiter les dysfonctionnements sexuels, et agissait sur l’augmentation du nombre et de la motilité des spermatozoïdes.

Le Cordyceps sinensis
C’est l’une des stars de la médecine traditionnelle chinoise. D’origine tibétaine, ce champignon devenu très rare est utilisé depuis des centaines d’années pour booster le système immunitaire, soigner les maladies hépatiques, soulager l’asthme et… comme stimulant sexuel. Plusieurs études, principalement menées en Chine, ont confirmé l’intérêt du champignon pour restaurer la fonction sexuelle chez les hommes et les femmes, à partir de 3 grammes par jour.

  • Ecrit par : Charlotte David - Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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