Du 23 au 29 avril, la Semaine européenne de la vaccination est l’occasion de publier les nouvelles recommandations figurant dans le calendrier 2017. Changement majeur, la protection des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) contre le papillomavirus humains jusqu’à l’âge de 26 ans. Cette semaine est aussi le moment de profiter d’une myriade d’événements organisés dans la France entière pour en savoir plus sur l’impact de cette protection contre les maladies infectieuses.

Organisée du 23 au 29 avril, la Semaine européenne de la vaccination est le moment choisi pour publier le calendrier des nouvelles recommandations. Actualisé chaque année, ce dernier est pensé pour faire évoluer le niveau de protection de la population contre les maladies infectieuses. Et ce en fonction des données épidémiologiques et de fragilité comme l’âge, la grossesse ou encore une activité professionnelle. Au programme cette année dans la version 2017 :

Le BCG** est recommandé au cours du 2e mois pour les petits à risque, sauf pour les nouveau-nés de Guyane et de Mayotte, pour lesquels la vaccination est recommandée dès la sortie de la maternité ;
La première injection contre le méningocoque C est transitoirement abaissé à l’âge de 5 mois, avec une 2e administration prévue à l’âge de 12 mois ;
Le vaccin tétravalent contre les méningocoques de type A, C, Y et W peut désormais être prescrit dès l’âge de 6 semaines ;

Le changement le plus notable se trouve du côté de la prévention du risque de contamination sexuelle. En effet la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) est désormais proposée aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), jusqu’à l’âge de 26 ans. Chez les jeunes filles, le Haut Conseil de la Santé Publique recommande de ne plus privilégier le vaccin actuellement utilisé protégeant contre 4 souches seulement. Mais « d’initier la vaccination par [l’injection] nonavalente qui protège contre 9 souches ».

Trois quart des français favorables à la vaccination

Durant cette semaine, des expositions, conférences, portes ouvertes ou encore des séances de vaccination gratuites et des jeux sont proposés partout en France. Cliquez ici pour savoir ce qui se déroule près de chez vous. L’objectif étant d’en savoir plus sur l’efficacité des vaccins à tous les âges de la vie. Rappelons que si de nets progrès ont été réalisés à l’échelle nationale, la couverture vaccinale a pris du retard concernant la rougeole, la rubéole, le tétanos maternel et néonatal.


Mais au fait que pensent les Français des vaccins ? Selon le dernier Baromètre 2016 réalisé par Santé Publique France*, 75% des 15-75 ans se disent favorables. Notamment en Ile de France et en Centre-Val-de-Loire. L’adhésion est d’autant plus grande quand les volontaires se sont dits bien informés sur l’efficacité de ces injections. Ainsi les taux de protection restent élevés malgré la crainte des vaccins souvent évoquée dans l’opinion publique. Ils sont proches de 97% concernant la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, la coqueluche et les infections invasives à Haemophilus influenzae b (Hib). « La couverture vaccinale dépasse le seuil des 90% pour le pneumocoque et de 88% pour l’hépatite B. » Reste que « certaines injections continuent de susciter la crainte comme celle protégeant de la grippe saisonnière (…) et dans une moindre mesure et des papillomavirus humain », note Santé Publique France.

A noter : de plus amples informations sont disponibles sur le site www.vaccination-info-service.fr.

*Vaccin bilié de Calmette et Guérin contre la tuberculose
**Enquête menée par téléphone du 8 janvier au 2 août 2016, auprès d’un échantillon de 15 216 personnes

 

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