Retour en arrière ! Ce 29 octobre, à 3h, il sera 2h. Le passage à l’heure d’hiver est ainsi l’occasion de dormir une heure de plus, cette nuit-là en tout cas. Au-delà, exercice-t-il vraiment une influence sur notre organisme ? 

« Ce décalage d’une heure n’a pas d’incidence sur nos rythmes biologiques puisque ces derniers sont bouleversés à partir d’une différence de 6 heures », explique René Clarisse, chronobiologiste à l’Université François Rabelais de Tours. C’est pourquoi, à ses yeux, l’éventuelle fatigue ressentie proviendrait surtout de modifications de notre comportement.

En 2010, Mayer Hillman, professeur émérite à l’Université de Westminster de Londres conseillait lui, de carrément mettre fin à ce changement bi-annuel, en mars-avril et en octobre donc. Particulièrement pour des raisons liées au manque de lumière. Bonne pour notre santé car indispensable pour fixer le calcium sur nos os, elle est aussi bénéfique pour notre mental. Elle nous inciterait aussi à pratiquer davantage d’activité physique, en fin de journée notamment.

Quatre jours… 

De leur côté, le Parlement européen et le Comité économique et social européen (CESE) ont fait le point sur ce changement d’heure – introduit par la plupart de Etats-membres, au cours des années 70 – dans un rapport de 2007. Sur le plan de la santé, les auteurs soulignaient à l’époque, « que la plupart des troubles éprouvés étaient de courte durée et ne mettaient pas la santé en danger ». Ils citaient également deux études finlandaises réalisées en 2003 et 2004 lors du passage à l’heure d’été, sur un échantillon de… 10 personnes ! Résultat : « Les études ont (bien) trouvé certains impacts sur le sommeil et le rythme naturel du corps ». Mais seulement « pendant les quatre jours qui suivent le changement horaire ».

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