La peste continue de sévir à Madagascar. Depuis plusieurs jours, la situation a pris un tournant épidémique, notamment dans la ville portuaire de Tamatave, à l’est de l’île, avec de nombreux cas de peste pulmonaire. Médecins Sans Frontières vient en aide aux autorités sanitaires locales pour administrer les traitements préventifs et curatifs.

Depuis le 1er août, le pays a enregistré 1 032 cas de peste parmi lesquels 695 étaient des cas de peste pulmonaire, ainsi que 89 décès. La ville portuaire de Tamatave, aussi connue comme Toamasina, (300 000 habitants) est l’un des plus grands foyers de peste pulmonaire avec 261 cas et 10 décès. Contrairement à la peste bubonique qui est véhiculée via les puces infectées, celle-ci se transmet d’humain à humain.

Depuis le 18 octobre, Médecins Sans Frontières (MSF) a commencé à travailler avec les autorités locales pour s’attaquer à cette flambée. « Le personnel médical international soutient celui du ministère de la Santé malgache pour traiter les patients qui sont actuellement hospitalisés dans le centre de triage et de traitement pour la peste », note MSF.

Prévenir, isoler, soigner précocement

Malgré l’image de maladie mortelle que véhicule la peste, « une action rapide et concrète peut réduire considérablement le nombre de décès et mettre fin à l’épidémie » explique le Dr Luca Fontana, spécialiste de l’assainissement de l’eau chez MSF. En effet, « les patients ont 100% de chance d’être totalement guéris si le traitement commence à temps. De plus, les personnes qui risquent d’être infectées peuvent prendre un traitement de prophylaxie qui les empêchera de tomber malades ».

Pour mettre en place le traitement préventif et soigner au plus vite les malades, « le système de triage est essentiel ». Outre l’identification rapide des patients contaminés, cette méthode permet également « de les isoler ».

Enfin, l’hygiène est également un enjeu de taille pour lutter contre cette maladie infectieuse. C’est pourquoi « les spécialistes MSF de l’assainissement de l’eau, avec les équipes locales, sont impliqués dans la rédaction de protocoles d’hygiène et de désinfection dans l’hôpital et dans la communauté pour limiter le risque d’expansion de la maladie ».

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