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Rire sollicite en premier le diaphragme, accélère la respiration et augmente le rythme cardiaque. Chez une personne en bonne santé, ces réactions restent sans danger. Mais chez certains patients fragilisés, elles peuvent entraîner des complications parfois graves. Dans une étude publiée en 2013 par le British Medical Journal, deux pharmacologues britanniques Robin Ferner et Jeffrey Aronson ont recensé les effets bénéfiques mais aussi les complications potentielles et méconnues du rire.
Les chercheurs évoquent notamment des crises d’asthme, des syncopes ou encore des troubles du rythme cardiaque déclenchés par un rire incontrôlable. Chez les personnes atteintes de narcolepsie, un fou rire peut provoquer une cataplexie : une perte brutale du tonus musculaire pouvant entraîner une chute. Des publications médicales ont également rapporté des cas exceptionnels de détresse respiratoire ou d’accident cardiovasculaire après un fou rire.
Le premier cas documenté de syncope induite par le rire remonte à 1997, lorsqu’un patient de 62 ans souffrant d’hypertension et de troubles cardiaques s’est évanoui à plusieurs reprises après avoir éclaté de rire devant la série Seinfeld. Ce phénomène, surnommé depuis « la syncope de Seinfeld », provoque généralement une courte perte de connaissance avant un retour rapide à la normale.
Pour autant, les spécialistes se veulent rassurants. Ces situations demeurent extrêmement rares et surviennent presque toujours sur un terrain médical spécifique, avec des pathologies sous-jacentes déjà existantes. Les bénéfices du rire dépassent largement ses risques. En somme, mieux vaut continuer à rire, sans oublier pour autant que même les réactions les plus naturelles peuvent parfois révéler certaines fragilités du corps humain.

Source : The Science Times, BMJ

Ecrit par : Jeanne Richard – Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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