Des pistes pour améliorer l’accès à la contraception

[26 septembre 2016 - 16h09] [mis à jour le 26 septembre 2016 à 16h10]

Aujourd’hui dans le monde, 64% de la population féminine en couple et en âge de procréer utilise un moyen de contraception. Mais 216 millions de femmes n’ont pas encore accès à ces dispositifs. Des inégalités d’accès parfois dues aux obstacles législatifs mais aussi au manque d’information. Le point à l’occasion de la journée mondiale dédiée organisée ce 26 septembre.

Dans le monde, plus de 6 femmes sur 10 (64%) bénéficient d’un dispositif de contraception. Mais dans les populations les plus précaires, cet accès à la prévention se trouve encore limité. Exemple en Afrique où 40% des besoins en termes de contraception ne sont pas couverts. Principales explications, les lois interdisant la prescription de ces dispositifs et le manque de structures comparé aux besoins.

Et en France ?

En France, « il existe une bonne couverture contraceptive chez les femmes », peut-on lire sur le site du Planning familial. Ainsi 9 femmes sur 10 en couple et en âge de procréer utilisent une méthode contraceptive. Pour autant, l’accès à la contraception présente encore des carences. Alors que les médecins et les sages-femmes exerçant en ville ont le droit depuis 2015 de prescrire gratuitement la pilule aux mineures, ce droit reste mal connu. Y compris par les professionnels de santé eux-mêmes. En outre, le tabou de la contraception définitive et le manque de budget alloué aux centres de planification constituent des obstacles supplémentaires à l’accès à la contraception. Pour améliorer cette situation, le Planning familial avance plusieurs pistes :

  • « Rendre la contraception accessible et gratuite pour les jeunes, notamment les 18- 25 ans ». Comme c’est le cas depuis la loi du 21 décembre 2015 pour les mineurs ;
  • « Permettre le choix de la contraception la mieux adaptée à son mode de vie et à ses moyens ;
  • Multiplier les lieux ressources et lieux de premier recours sur un territoire, dans une approche globale des questions de sexualité ;
  • Permettre une éducation à la sexualité intégrant tous ses aspects, dont la prévention des grossesses non voulues. »

Pour en savoir plus sur les différents dispositifs de contraception, cliquez ici.

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