Polyarthrite : la grossesse, pas incompatible mais…

[14 novembre 2014 - 11h15] [mis à jour le 14 novembre 2014 à 11h16]

Entre 200 000 et 300 000 Français souffrent de polyarthrite rhumatoïde, une maladie inflammatoire qui touche plusieurs articulations. Dans deux cas sur trois, il s’agit de femmes, parfois jeunes. Si une grossesse reste tout à fait possible, une étude danoise montre que les patientes sont plus exposées à un risque d’accouchement prématuré, ou au fait de donner naissance à un bébé de faible poids.

Le Pr Ane Rom et son équipe du Copenhaguen University Hospital ont travaillé à partir des données du registre national des naissances. Et plus particulièrement celles relevées entre 1977 et 2008. Soit une base de plus de 1,9 million d’enfants !

Parmi eux, 13 500 sont nés d’une mère qui souffrait d’une polyarthrite ou qui en a déclenchée une dans les suites de l’accouchement. Les médecins montrent que ces enfants ont un risque 1,5 fois plus élevé que les autres de naître prématurément ou de présenter un faible poids de naissance. En moyenne, ils pèsent 87 grammes de moins que ceux nés d’une mère exempte de polyarthrite.

Des signes caractéristiques

Ane Rom relativise toutefois en expliquant que « ce poids de naissance plus faible a peu d’impact sur la santé de l’enfant juste après l’accouchement. En revanche, d’éventuels effets à long terme doivent faire l’objet de recherches plus approfondies ».

Rappelons qu’en matière de polyarthrite rhumatoïde, plusieurs signes caractéristiques doivent alerter :

  • une douleur qui réveille la nuit ;
  • une douleur qui, le matin, s’accompagne d’une sensation de raideur articulaire ;
  • des articulations (particulièrement, les mains, les poignets et les pieds) qui gonflent, rougissent ou deviennent chaudes ».

A la moindre question, interrogez votre médecin. Vous pouvez aussi consulter le site de l’Association Nationale de Défense contre l’Arthrite Rhumatoïde (ANDAR : www.polyarthrite-andar.com/.

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