La polyarthrite rhumatoïde est la forme la plus fréquente des rhumatismes inflammatoires chroniques. En plus de la douleur qu’elle engendre, cette atteinte favorise la survenue de graves complications. Mais la majorité des patients n’en ont pas connaissance. Des maladies cardiovasculaires au diabète en passant par l’ostéoporose, ces affections altèrent pourtant la qualité de vie.

Maladie auto-immune, la polyarthrite rhumatoïde survient en moyenne entre 40 et 60 ans. Caractérisée par une déformation des articulations, cette pathologie peut dans le temps provoquer des dommages systémiques touchant par exemple le cœur et les poumons.

Douloureuse et handicapante, la polyarthrite rhumatoïde favorise donc « le risque d’ostéoporose, de diabète et de maladies cardiovasculaires. Liés à la progression de la maladie, ces affections sont aussi l’effet des traitements et du mode de vie », souligne l’Association française des Polyarthritiques Polyarthritiques et des rhumatismes inflammatoires chronique (AFPric).

« Double regard »

Problème, la majorité des patients n’en n’ont pas connaissance. Pour le prouver, l’AFPric a menée l’enquête auprès de 1 500 personnes souffrant de polyarthrite rhumatoïde et 100 rhumatologues. Résultat, « 84% des malades avouent mal connaître les troubles associés à la polyarthrite ou aux rhumatismes, et 80% disent ne pas disposer des informations nécessaires pour (…) prévenir leur apparition », explique l’AFPric.

La quasi-totalité des rhumatologues (96%) estime que les patients sont peu au fait des complications auxquelles ils sont exposés. Au total, près de trois quarts des professionnels de santé (70%) privilégient l’information sur les bénéfices escomptés des traitements face à la polyarthrite plutôt que « l’augmentation du risque de certaines maladies ». En France, 11 millions de patients souffrent de rhumatismes inflammatoires et dégénératifs. Entre 300 et 600 000 sont diagnostiqués pour une polyarthrite rhumatoïde.

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