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L’asthme est une maladie chronique qui provoque une inflammation et un rétrécissement des voies respiratoires. Lors d’une crise, les bronches se contractent, rendant la respiration difficile. Mais ce que beaucoup ignorent, c’est que l’asthme ne dort pas. Les symptômes sont souvent plus intenses la nuit, produisant ce qu’on appelle « l’asthme nocturne ».
Toux persistante, respiration sifflante, oppression thoracique, essoufflement au réveil… Ces crises répétées, qui concernent 75 % des asthmatiques, perturbent profondément le sommeil avec des conséquences non négligeables : fatigue, somnolence, difficultés de concentration. Chez l’enfant, cela peut se manifester par des changements de comportement ou des problèmes d’attention à l’école.
Plusieurs éléments peuvent expliquer pourquoi les symptômes s’aggravent avec la nuit :
Matelas, oreillers, couettes… la chambre est un foyer idéal pour les acariens. Beaucoup de personnes y sont exposées chaque nuit sans le savoir. Or ces microscopiques organismes sont l’un des déclencheurs les plus courants de l’asthme allergique.
Si vous souffrez de reflux gastro-œsophagien (RGO), la position allongée peut aggraver les symptômes. Et pour cause, le reflux acide peut pénétrer dans les voies respiratoires et aggraver les manifestations de l’asthme.
Les hormones sont en perpétuelle fluctuation. Même la nuit. Ainsi, les variations des taux de mélatonine, de cortisol et d’adrénaline pendant le sommeil peut avoir un impact sur la profondeur et le rythme de la respiration, ce qui peut contribuer aux symptômes de l’asthme.
Lorsque les muscles se détendent, les voies respiratoires se rétrécissent ce qui réduit la quantité d’air inspirée. Chez les asthmatiques, la fonction pulmonaire est déjà retreinte. Cela peut donc favoriser une gêne respiratoire supplémentaire.
Ce type d’apnée se caractérise par des pauses respiratoires. Chez les personnes concernées, il peut exacerber les risques de faire une crise.
Un asthme nocturne peut être le signe que la maladie n’est pas suffisamment contrôlée, et qu’un ajustement de traitement est nécessaire. Il est ainsi important de suivre un traitement de fond d’action prolongée durant la journée et au moment du coucher. En cas de crise nocturne, un inhalateur de secours doit être accessible immédiatement. C’est pourquoi il est important de le laisser en permanence sur la table de chevet.
Par ailleurs, il existe de nombreuses façons d’aider à prévenir l’asthme nocturne. En conservant par exemple l’environnement de votre chambre propre et exempt d’allergènes ou encore en traitant les causes sous-jacentes (comme le reflux gastro-œsophagien ou un surpoids…).

Source : https://health.clevelandclinic.org/asthma-worse-at-night - https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/asthme-adulte/asthme-symptomes-diagnostic/crises-asthme-exacerbation-asthme-aigu-grave#:~:text=Lescrisesd'asthmesont,crised'asthmesontvariables.

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet