Dans l’Hexagone, selon l’Institut national d’études démographiques, l’espérance de vie stagne. Mais à quel point ? Et pour quelles raisons ?

En France, l’espérance de vie ne progresse plus depuis 5 ans. Un déclin annoncé en mars dernier par l’Institut national d’études démographiques (INED). Aujourd’hui, « l’espérance de vie à la naissance atteint 79,5 ans pour les hommes et 85,4 ans pour les femmes, contre 79,4 ans et 85,3  ans en 2017, soit un gain de 0,1  an pour les hommes comme pour les femmes ».

En cause ? Les victimes des épidémies de grippe survenues ces 5 dernières années. Malgré un léger recul, les maladies cardiovasculaires et les cancers restent les deux principales causes de décès parfois précoces chez l’adulte. Chez les femmes, les plus impactées par ce ralentissement de l’espérance de vie, le tabagisme constitue un important facteur de risque.

Autre point, en France, l’augmentation progressive de l’espérance de vie depuis l’après-guerre était en partie liée au recul du taux de mortalité chez les enfants. Mais aujourd’hui dans l’Hexagone, cette donnée n’a plus d’impact au regard du très faible taux de mortalité infantile : cette donnée stagne depuis une dizaine d’années en France avec 3,7 décès d’enfants de moins d’un an sur 1 000.

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