Prématurité : bien préparer l’avenir de votre enfant

[16 novembre 2015 - 16h44] [mis à jour le 16 novembre 2015 à 17h55]

Chaque année en France, entre 55 000 et 60 000 enfants naissent prématurément. Si pour les parents, cette situation reste toujours angoissante, les professionnels de santé s’investissent pour apaiser et aider. Avec un seul objectif, assurer et suivre le développement de ces enfants jusqu’à leur entrée à l’école primaire. A l’occasion de la Journée mondiale de la prématurité, ce 17 novembre, le Dr Olivier Brissaud médecin réanimateur en néonatalogie, nous explique l’ensemble du suivi mis en place.

De quoi parle-t-on ?

« La prématurité concerne les enfants qui naissent avant 37 semaines d’aménorrhée, soit huit mois de grossesse », nous explique le Dr Olivier Brissaud. Mais en réalité, la prématurité diffère d’un enfant à un autre et comporte plusieurs degrés. « On parle d’extrême prématurité avant 28 semaines, et de grande prématurité avant 32 semaines.

Des causes multiples

« Les grossesses multiples constituent le principal facteur de risque et représentent un quart des naissances prématurées en France ». L‘hypertension artérielle, le tabagisme, une grossesse très précoce ou à l’inverse trop tardive sont également des facteurs de risque connus.

Un suivi dès la sortie de l’hôpital

Le retour de Bébé à la maison reste toujours une étape difficile pour les parents. « Nous devons les rassurer en leur indiquant que si leur enfant peut sortir de l’hôpital, c’est que son état ne nécessite plus de soins spécialisés et qu’il sera en sécurité », indique le Dr Brissaud. Bien entendu, les parents seront accompagnés et un suivi sera mis en place. Ce dernier diffère selon les établissements de santé. « A Bordeaux, nous suivons ces enfants tous les trois mois au cours de consultations dites bi-disciplinaires, avec un médecin et un psychomotricien. C’est idéal, cela nous permet de poser un regard croisé sur le développement de l’enfant ».

Enfin, comme pour tous les nourrissons, il convient de respecter les règles d’hygiène de base. « Nous le répétons, il est impératif de se laver les mains à l’eau et au savon, notamment en période d’épidémie de bronchiolite. Les parents doivent également veiller à éviter les sorties avec leur bébé dans des lieux très fréquentés comme les grandes surfaces, et éviter de l’embrasser quand ils sont malades en portant un masque si nécessaire. Autant de mesures qui concernent d’ailleurs tous les nourrissons ! »

Surveiller pour assurer le développement

La prématurité peut induire des difficultés particulières sur le plan du développement, comparé aux enfants nés à terme. Un suivi médical adapté, jusqu’à son entrée en classe de CP, va permettre de détecter et de prendre en charge des déficits de motricité, de la vue, de l’audition, du langage, de l’attention et de l’apprentissage. Nous devons anticiper et expliquer aux parents qu’ils ne sont pas seuls. Notre rôle, c’est de les aider, les soutenir et les accompagner », conclut l’expert. Pour davantage d’informations consultez le site www.bebeprema.fr.

Le premier journal de bébé

AbbVie a élaboré en partenariat avec la Société française de Néonatologie (SFN) un livret intitulé « Ton premier journal » à destination des parents d’enfant prématuré. Ce carnet permet de partager des informations sur le bébé avec l’équipe soignante et peut être conservé comme un souvenir de cette période de la vie de leur enfant. Il est disponible dans les services de néonatologie.

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