Prématurité : un gène pour expliquer les lésions cérébrales

06 septembre 2017

Un accouchement prématuré peut induire des lésions cérébrales chez le nouveau-né. Pour la première fois, une équipe internationale (dont des chercheurs français) a identifié un gène associé à ce phénomène. Voilà qui pourrait ouvrir la voie à des traitements plus efficaces contre l’autisme et la paralysie cérébrale.

« Lors de l’accouchement, un travail prématuré est associé à des phénomènes inflammatoires chez la maman et/ou le bébé », explique l’Inserm. « Cette inflammation peut provoquer des lésions cérébrales pouvant entraîner des séquelles à vie de type paralysie cérébrale, autisme ou troubles comportementaux chez environ 30% des bébés prématurés ».

Dans un nouveau travail publié aujourd’hui dans Nature Communications, une équipe internationale* s’est intéressée au rôle des cellules microgliales. Celles-ci contrôlent la réponse immunitaire dans le cerveau, en réponse à cette inflammation. Les scientifiques se sont plus particulièrement penchés sur l’expression d’un gène dans ces cellules. Un gène connu sous le nom de DLG4.

Des travaux à venir

En utilisant une approche comprenant à la fois des modèles d’inflammation chez la souris et une analyse génomique de plus de 500 examens cérébraux de nouveau-nés prématurés, les chercheurs ont mis en avant le fait que DLG4 est impliqué dans le processus de lésions cérébrales de certains bébés prématurés.

« Nous avons montré que le gène DLG4 est exprimé différemment dans les cellules microgliableslorsque le cerveau a été endommagé par une inflammation », explique Pierre Gressens, l’un des cosignataires de ce travail. « Nous espérons offrir une nouvelle voie pour étudier et comprendre comment cette inflammation et les dommages cérébraux ultérieurs sont causés afin que les scientifiques puissent travailler à des traitements plus efficaces pour des maladies telles que l’autisme et la paralysie cérébrale, en arrêtant ou même en empêchant l’inflammation associée à la naissance prématurée. »

* Inserm, Université Paris Diderot, King’s College London, Duke-NUS Medical School de Singapour.

  • Source : Inserm, 5 septembre 2017

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par: Dominique Salomon

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