Accueil » Santé Publique » Publicités alimentaires : la santé aura-t-elle le dernier mot ?
« Il en va de la santé de tous ! ». Pas moins de 23 sociétés savantes françaises représentant plus de 30 000 membres et 22 associations et fédérations unissent leurs voix. Elles exigent la « promulgation d’une loi visant à encadrer et à limiter la pression publicitaire » des industries alimentaires sur les enfants. Une pression qui s’exerce pour l’essentiel, via la télévision.
Dans une nouvelle lettre ouverte adressée à la ministre en charge de la Santé, les sociétés savantes demandent « la limitation de la publicité alimentaire sur tous les créneaux horaires où les enfants sont présents devant la télévision. (…) ». Et ils insistent : « Nous comptons sur vous, pour garantir par la Loi, la cohérence et l’effectivité de la politique nutritionnelle de santé publique qui se développe en France ».
De leur côté, les représentants des associations et fédérations (dont UFC-Que Choisir, l’Association Française des Diabétiques…) interpellent « le ministère de la Culture pour lui demander de cesser ses entraves à la mise en place des mesures de protection des enfants annoncées par Roselyne Bachelot ». Laquelle avait notamment fait appel « au sens de la responsabilité citoyenne des entreprises en proposant une auto-discipline rapide des annonceurs ».
« Contre toute attente, la Direction du Développement des médias au sein du ministère de la Culture a rédigé, avec les seules régies publicitaires, une charte pour faire barrage au projet d’encadrement de la publicité. Christine Albanel prévoit de la faire avaliser prochainement en réunion interministérielle », s’inquiètent les associations. Ces dernières demandent donc que soit « confirmée au niveau interministériel, la prééminence du ministère de la Santé sur ce dossier ». Contrairement à ce qui a pu se passer avec le précédent Red Bull…

Source : Société française de Santé publique, 30 juin 2008 – UFC Que Choisir, 30 juin 2008
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