Parfois, une peur ou un sentiment de malaise intense peuvent survenir sans prévenir. Une attaque de panique qui peut durer de quelques minutes à plusieurs heures. Une situation qui, parfois, trouve ses origines dans la prise de certains médicaments, notamment des psychotropes.

Le site anxiete.fr définit l’attaque de panique comme « une forte crise d’angoisse associée à une impression de mort imminente, d’une sensation de devenir fou ou perdre le contrôle de soi (…) Elle s’accompagne d’un sentiment de perte de contrôle de la situation. » Cette crise peut ainsi arriver à tout le monde, et même se chroniciser, ce qui apporte une source d’anxiété supplémentaire.

Si les causes peuvent être variées, les rédacteurs de la revue Prescrire avancent des raisons médicamenteuses. En fait, ils citent le Centre régional de pharmacovigilance de Toulouse qui a analysé 163 notifications d’attaques de panique. Lesquelles ont été imputées « à divers médicaments, le plus souvent des psychotropes, des anti-infectieux tels que la méfloquine, des antirétroviraux, des macrolides, des fluoroquinolones, l’isotrétinoïne, des corticoïdes… ».

Evoquer la piste médicamenteuse avec le médecin

D’ailleurs, dans la base européenne de pharmacovigilance sont enregistrés divers médicaments exposant à des troubles proches des symptômes de l’anxiété et qui peuvent précipiter une attaque de panique. Par exemple des médicaments qui augmentent la fréquence cardiaque. Pourtant, cette manifestation d’anxiété extrême est rarement mentionnée dans les notices d’utilisation.

Ainsi selon les auteurs, en cas d’attaque de panique, il faut toujours avoir en tête une éventuelle cause médicamenteuse. Le problème se règle parfois en arrêtant (de façon brutale ou progressive) ledit médicament. N’hésitez pas à en parler à votre médecin.

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