Quand l’Institut Curie prépare l’après-cancer du sein

[09 octobre 2009 - 09h41] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h34]

Le cancer du sein est une lourde épreuve. Mais sa rémission aussi est souvent difficile pour les patientes : elles doivent reprendre leur quotidien, retrouver leurs repères, surmonter le contrecoup de la maladie et des traitements… Et surtout s’engager dans un processus de surveillance régulière et durable. L’Institut Curie, à Paris, œuvre pour un passage en douceur.

Fin des traitements. Une consultation d’entrée en surveillance est désormais proposée aux femmes qui terminent leur traitement après un cancer du sein à l’hôpital de l’Institut Curie. Elle est réalisée par le chirurgien ayant opéré la patiente. Une consultation infirmière est aussi envisagée pour les femmes fragilisées par des traitements lourds, afin d’évaluer leurs besoins (sociaux, professionnels, psychologiques).

La patiente reçoit un carnet de surveillance comportant le calendrier des examens et rendez-vous pour les 5 à 10 ans à venir. Il comprend aussi les coordonnées des médecins chargés de son suivi, et de l’unité que la malade ou son médecin de ville peuvent contacter à tout moment. Des fiches de suivi, à remplir par le médecin de ville et qui doivent être envoyées à l’Institut Curie, font aussi partie de ce carnet. Après un cancer, la surveillance à vie est en effet impérative. Elle permet de détecter des séquelles liées aux traitements, et une éventuelle rechute.

Entre la ville et l’hôpital. « Le suivi se fera en alternance entre le médecin référent en ville et le cancérologue à l’hôpital », précise le Dr Brigitte Sigal, directeur délégué pour la sénologie à l’Institut Curie. Il est en effet primordial, selon le futur Plan Cancer 2009-2013, d’assurer un dispositif de sortie et donc une coordination entre ville et hôpital. Et ainsi de permettre à l’hôpital de prendre plus rapidement en charge de nouvelles patientes.

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