Quand le sport tue…

[19 juin 2013 - 11h14] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h57]

Un décès sur cinq est lié à une activité nautique. © Phovoir

En 2010, en France, 246 sportifs sont morts en pratiquant leur discipline favorite.  Pour la première fois, des chercheurs de l’Institut de Veille sanitaire (InVS) ont en effet réalisé une « estimation des décès liés à la pratique sportive en France métropolitaine». Publié dans le Journal de traumatologie du sport, ce travail met en avant les dangers de la montagne et des sports nautiques.

Les équipes du Département des maladies chroniques et traumatismes (InVS) se sont appuyées sur une collecte d’informations menées auprès d’institutions, d’associations sportives et de médias. Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2010, ils ont ainsi recensé 246 décès par traumatisme suite à une pratique sportive. Premier public touché, les hommes : ils sont 7 fois plus nombreux à compter parmi les victimes.

La montagne meurtrière

Sans trop de surprises, les sports les plus meurtriers sont ceux pratiqués en haute montagne (99 décès soit 40%). Parmi les activités incriminées, l’alpinisme (29 décès), le ski de randonnée (23) et la randonnée à pied (16) ont été les plus funestes. A noter que la randonnée en raquettes a été à l’origine d’un décès.

Les activités nautiques ont provoqué 50 accidents mortels (20%): 23 ont concerné des plongeurs, 12 des kayakistes…  Suivent les sports d’armes et la chasse (27 décès), les disciplines aériennes (avec ou sans moteur) comme la voltige (23 morts), le parapente ou le planeur (20 morts), les sports mécaniques, à l’image du quad (23 morts). Enfin, dans le bas de ce classement, on trouve l’équitation (2) et… la pétanque (1). A l’exception du rugby (un mort), aucun décès n’a été recensé parmi les sports collectifs.

Miser sur la prévention

A noter que les auteurs ont intentionnellement mis de côté les décès à vélo (connus grâce aux statistiques de la Sécurité routière), tout comme ceux survenus au cours de baignade de loisir. Pour eux en effet, « il s’agit d’activités physiques mais pas sportives. »

Même s’ils n’entrent pas dans le détail de la survenue des accidents, les auteurs précisent que « des moyens de prévention ciblés sur les sports les plus à risque permettraient une pratique en toute sécurité. Et éviteraient beaucoup de blessures graves et de décès.»

 Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : David Picot

Partager cet article