Accueil » Santé Publique » Quand les poulets ont mauvaise mine

Les poulets d’élevage industriel n’ont vraiment pas la forme. Selon une équipe britannique, ces poulets « standards » élevés dans de minuscules espaces ont de sérieuses difficultés à se mouvoir. Et ils sont d’une maigreur alarmante.
Ce constat, c’est l’équipe du Dr Toby Knowles (Bristol University’s Division of Food Animal Science) qui le formule après avoir « suivi » 51 000 poulets pendant 40 jours. Race, alimentation, comportement… De nombreux paramètres ont été pris en compte.
Il en ressort que « 27,6% des animaux présentaient une faible capacité de mouvement » remarque Knowles. Et « 3,3% étaient presque incapables de se déplacer ». Conséquence, les poulets montrent des signes sérieux « d’une masse musculaire réduite ». En clair, ils sont trop maigres.
Pour les auteurs, c’est du côté de la génétique qu’il faut regarder pour approcher les raisons de cette situation. « La sélection génétique intensive menée ces 50 dernières années joue un rôle direct dans l’affaiblissement général des poulets de batterie. » En optant pour une productivité accrue, les industriels ont en effet sélectionné un poulet « qui croît le plus vite possible et presque sans bouger ». C’est certes bon pour les affaires… mais discutable sur un plan sanitaire.
Les pauvres bêtes n’ont même plus le temps de se constituer une « musculature normale ». Vous trouvez cela déprimant ? Nous aussi ! Alors pour aller mieux, trouvez-vous une bonne vieille poule pour la cuire « au Pot », comme au temps du Roi Henri…

Source : PLoS One, 5 février 2008
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